L’ex président ghanéen Nana Akufo-Addo, est au Bangladesh pour superviser les élections parlementaires et le référendum prévus le 12 février. Il s’est reconverti dans la diplomatie comme bien d’autres présidents africains après le mandat présidentiel, au moment où d’autres s’accrochent par peur de perdre le pouvoir et les privilèges qui y sont attachés.
Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, ex président du Ghana (2017 – 2024) avec une fortune estimée à 300 millions de dollars, se mue en observateur électoral après avoir passé 8 ans à la tête du pays.
Il fait partie alors des membres du Groupe d’observateurs du Commonwealth qui se trouvent actuellement à Dacca pour évaluer les dispositions préélectorales, dialoguer avec les principales parties prenantes et évaluer le contexte général avant le jour du scrutin.
L’ex président ghanéen a confirmé l’arrivée du groupe dans une publication Facebook tout en précisant que les premières discussions ont déjà commencé.
Toute son équipe aura la lourde charge de mener des consultations avec un large éventail d’acteurs afin d’évaluer la transparence, l’inclusivité et la crédibilité du processus électoral.
Ces consultations se feront avec des représentants des médias, des organisations de la société civile, des partis politiques, ainsi que des groupes de jeunes et de femmes, afin d’obtenir une vision globale du paysage politique et électoral du Bangladesh avant les élections.
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Son exemple fait partie d’une liste des ex chefs d’Etats africains qui ont eu une transition tranquille après leur départ du pouvoir. Ayant dirigé des pays où les valeurs démocratiques sont respectées, ces présidents n’ont eu d’autres choix que libérer le fauteuil une fois au terme de leur mandat.
Ils se reconvertissent dans la diplomatie, les missions internationales telles que la médiation, l’observation électorale, dans les affaires comme l’entrepreneuriat, l’immobilier, l’agriculture, etc. à l’exemple de Olusegun Obasanjo du Nigeria ou Macky Sall du Sénégal.
Un autre lot d’ex présidents africains qui ont dirigé leurs pays d’une main de fer jusqu’à leur chute, leurs comptes gelés, leur notoriété perdue, n’ont pas eu cette chance de vivre cette transition paisible de l’après-pouvoir. Ils ont été forcés à quitter le pouvoir et poussés à l’exil.
Les exemples sont légion notamment Ali Bongo du Gabon, Omar el-Béchir du Soudan, Abdelaziz Bouteflika de l’Algérie, Robert Mugabe du Zimbabbwé, Blaise Compaoré du Burkina Faso ou encore Alpha Condé de la Guinée. Tous contraints de quitter le pouvoir après des décennies de gouvernance tyrannique.
« Les hommes passent, les Etats demeurent », dit-on. Cela n’est pas bien intégré par exemple au Togo où les dirigeants courent dans tous les sens pour sécuriser le pouvoir qui est éphémère tout en oubliant que le temps défie leurs ambitions politiques démesurées.