Togo- Tribune : Nous voulons savoir ce que vous reprochez à Fred Vedomey
Trois hommes ont été arrêtés le 27 juillet au Togo. Deux ont une ambassade. Le troisième n’a que son État — et c’est lui qui le retient.
Trois hommes ont été arrêtés le 27 juillet au Togo. Deux ont une ambassade. Le troisième n’a que son État — et c’est lui qui le retient.
On les voit ce lundi matin en petits groupes sous les installations du Port autonome de Lomé, sacs au dos, certains dans leurs équipements avec des gilets jaunes qui les distinguent… Les dockers (non reconduits à l’embauche) sont visiblement enthousiastes de reprendre leur travail après qu’ils ont été interdit d’accès au port suite à la grève des 11, 12 et 13 août derniers. Le Syndicat des agents du port autonome de Lomé (SYAPAL) a réussi, grâce aux discussions avec la direction générale, à obtenir des garanties auprès de celle-ci pour la réalisation de quelques points importants des revendications.
Après l’arrestation de 22 Togolais au Ghana en janvier, l’interpellation de 21 autres en juin dernier en Guinée pour exploitation illégale d’or dans des mines, 200 togolais, tous originaires de la région des Savanes, viennent d’être arrêtés en Côte d’Ivoire cette semaine. Le groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI) a démantelé plusieurs sites clandestins, arrêté de nombreux orpailleurs dont des mineurs, et détruit du matériel. Une répression qui touche surtout la région des Savanes au nord du Togo, d’où partent de nombreux jeunes à la recherche de revenus dans les mines d’or, non seulement en Côte d’ivoire, mais aussi au Ghana, au Mali et en Guinée.
Les deux journalistes français et leur fixeur arrêtés le 27 juillet à Kara et inculpés le 17 août étaient ce matin dans les locaux du tribunal de Lomé.
Deux ressortissants français ont été arrêtés en milieu de semaine passée au Nord du Togo. Détenus par les services de renseignement togolais, ils ont été inculpé ce lundi par la justice togolaise après que Faure Gnassingbe ait personnellement donné des instructions à son ministre de la Justice, Garde des sceaux, Pacôme Adjourouvi de ne céder à aucune pression.
Pour l’administration Mahama, relier les régions, c’est faciliter le commerce, réduire les coûts de transport, rapprocher les producteurs des marchés et créer les conditions nécessaires à l’investissement et à la croissance économique. Durant son premier mandat 2012-2017, environ 4 636 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités à travers le pays. De retour au pouvoir, il poursuit la même dynamique. Avec son programme Big push, des travaux routiers ont été lancés sur 50 grands projets majeurs représentant un total de 1 144 kilomètres.
La traque des agents corrompus dans l’administration publique ghanéenne par le président John Mahama a touché l’ambassade du Ghana à Washington aux États-Unis. Cette institution a été au cœur d’un scandale financier révélé en mai 2025, ce qui avait conduit à la suspension temporaire de ses activités. Les conclusions de l’audit interne sur les irrégularités financières viennent d’être rendues publiques. Elles mettent notamment en lumière le détournement présumé de 19.4 millions de dollars issus des frais de délivrance de visas et de passeports. Voici les méthodes d’arnaque installées par des fonctionnaires de cette ambassade pour soutirer de l’argent à leurs compatriotes.
L’ancien ministre des Armées, Mme Marguerite Gnakadé vit des moments douloureux entre les mains de ses bourreaux. Cela fait plusieurs mois que des voix s’élèvent pour faire connaître sa situation alarmante. « Les conditions qui lui sont imposées relèvent de traitements cruels, inhumains et dégradants, assimilables à de la torture », écrivent encore ce jour des organisations politiques et de la société civile dans une déclaration.
Le calme apparent observé sur le site du Port autonome de Lomé depuis ce matin, dû à la grève des agents, n’est que la partie visible d’un scénario que ne supportent pas les grévistes. Non loin du quai silencieux et des grues immobiles se déroulent des machinations dans des bureaux climatisés pour obliger les travailleurs à reprendre le travail. Ce qui choque dans tout cela, c’est le soutien de certains syndicats du secteur, notamment ceux des dockers, à la direction générale du Port autonome de Lomé au détriment de leur camarade Syndicat des agents du port autonome de Lomé (SYAPAL).
Après un préavis de grève déposé à la direction générale le 27 juillet dernier par le Syndicat des agents du port autonome de Lomé (SYAPAL), les travailleurs sont entrés en grève. Le port est désert ce matin, sans dockers ni les autres agents qui animent le quotidien de ce qu’on appelle le poumon de l’économie togolaise. Les travailleurs dénoncent une mauvaise foi et un simulacre de dialogue de la direction générale du port qu’ils comptent en outre poursuivre en justice pour demander réparation collective et individuelle des préjudices subis.