Aujourd’hui s’ouvre les préinscriptions à l’Université de Lomé. Mais cette étape permettant aux étudiants de renouveler et garantir leur place dans le temple du savoir de la capitale togolaise va être perturbée ou même interrompue. Le personnel enseignant et administratif de l’université compte suspendre ces préinscriptions pour non satisfaction de ses revendications.
Un mouvement d’humeur spontané a été observé au sein de l’Université de Lomé ce jeudi. Cela fait suite à la non satisfaction des primes accordées par le gouvernement aux travailleurs en septembre 2022.
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En effet, le 16 septembre 2022, Faure Gnassingbé a annoncé dix (10) mesures d’application immédiate au profit des travailleurs togolais. L’objectif, selon le gouvernement, est d’atténuer les effets de la vie chère.
Concrètement, il s’agit de l’augmentation de 10% de la valeur indiciaire des salaires et des pensions de retraite pour les fonctionnaires civils et militaires, soit un montant annuel de 22,5 milliards FCFA et la revalorisation additionnelle de 5% de la pension de retraite pour tous les retraités du secteur public, civil et militaire et du secteur privé.

A cela s’ajoute une indemnité mensuelle de transport de 10 000 FCFA à titre exceptionnel pour chaque fonctionnaire de l’Etat, « payable hors bulletin pour faire face à la hausse des frais de déplacement ».
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Depuis plus de deux (02) ans, les syndicats de la communauté universitaire de Lomé réclament ces mesures que doivent bénéficier aussi leurs membres. Mais rien. Gilbert Bawara, ministre en charge de la Fonction publique avait fait une sortie indiquant que le personnel de l’université ne fait pas partie des catégories de travailleurs bénéficiaires de ces mesures.
Selon ce membre du gouvernement, l’université a un statut particulier. Il avait ajouté que les magistrats ont bénéficié de ces mesures parce qu’ils ne sont pas nombreux comme le personnel à l’université. Des arguments qui ne convainquent pas les syndicats.
A plusieurs reprises, des mouvements d’humeur ont été observés au sein de l’université à ce propos. Les autorités universitaires et le gouvernement ont toujours gardé le silence.
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Pire, les responsables syndicaux et le personnel de l’université font l’objet de menaces et d’intimidations. Ce jeudi encore, ils reviennent à la charge et se font entendre. Ces derniers comptent fermer le site ouvert pour les préinscriptions des étudiants.
Les examens dans les écoles n’auront pas lieu, selon les responsables syndicaux. En outre, la rentrée administrative prévue pour le 14 octobre sera perturbée, de même que la rentrée pédagogique. L’entrée en salle des étudiants le 21 octobre sera aussi empêchée. Le personnel promet une grève générale jusqu’à satisfaction de ses doléances.