Home Société Point sur le live ce dimanche 15 décembre 2024 : plusieurs pontes du régime en connivence avec l’entreprise Souroubat qui abandonnent des chantiers

Point sur le live ce dimanche 15 décembre 2024 : plusieurs pontes du régime en connivence avec l’entreprise Souroubat qui abandonnent des chantiers

by Kossi LAMBA
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Accident à Agoè, lomé

L’actualité politique, économique et sociale était encore au cœur du live du journaliste togolais Ferdinand AYITE ce dimanche 15 décembre 2024 sur les réseaux facebook et tiktok. Plus de 5 000 personnes étaient accrochées à leurs terminaux pour écouter et comprendre les dessous du tragique effondrement de la passerelle piéton de Agoè Zongo, les révélations sur une visite de maires burkinabés repartis déçus du Togo et encore plusieurs autres sujets développés.

Au menu du live du journaliste Ferdinand AYITE ce dimanche, 5 principaux sujets ont été développés :

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  •  Le mandat d’arrêt international formalisé cette semaine par la justice togolaise contre sa personne ;
  • L’enrichissement insolent de certains agents de l’Office Togolais des Recettes (OTR) par le biais des redressements fiscaux ;
  • L’alternance pacifique au Ghana avec l’élection de John Mahama ;
  • La délégation de Maires de Burkina Faso, arrivée à Lomé pour regarder les infrastructures de la capitale mais qui est repartie plutôt avec une grosse déception ;
  • L’escroquerie constituée par l’Assurance Maladie Universelle (AMU) de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) ;
  • La tragique collision qui a entrainé l’effondrement de la passerelle pour piéton au niveau d’Agoè Zongo, laquelle a coûté la vie à 8 personnes.

Sur le premier sujet, il faut retenir que non satisfait d’avoir envoyé en exil le journaliste, le pouvoir togolais s’acharne encore contre sa personne ; et ceci à travers son bras d’action qu’est devenue la justice qui a émis formellement un mandat d’arrêt international contre Ferdinand AYITE et Oliver AMAH dans une curieuse affaire de financement de terrorisme.

Il a saisi l’occasion pour dénoncer l’asservissement au régime de Faure Gnassingbé dont font preuve les magistrats du parquet et interpeller ceux-ci sur leur conscience professionnelle.

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A cette information, ont fait suite des témoignages d’opérateurs économiques qui confient avoir obtenus des réductions sur les redressements fiscaux à eux flanqués par l’OTR en donnant des pots-de-vin aux agents.

Sur l’alternance au Ghana, l’accent a été mis sur la mobilisation de la population et des institutions qui ont su déjouer les manœuvres du parti au pouvoir pour rester au pouvoir. Cette parenthèse a été l’occasion de rappeler aux nouveaux détracteurs de la démocratie qui ont trouvé un terreau fertile au Togo que la démocratie reste le meilleur régime politique, en tout cas pour le moment.

Séduite certainement par la propagande du régime en place au Togo, une délégation d’élus locaux venus du Burkina Faso a fait le déplacement de Lomé pour constater l’état des infrastructures de la capitale et si possible en reproduire chez eux. Seulement, c’est dans une grande déception que cette délégation est repartie parce qu’il n’y avait rien à voir.

Après une petite parenthèse sur l’Assurance Maladie Universelle (AMU) où il a indiqué à ceux qui l’interpellent sur la question de se tourner vers les responsables des syndicats professionnels, le journaliste s’est penché sur le sujet majeur du live de ce dimanche : l’effondrement de la passerelle à piéton d’Agoè Zongo qui a tué sur le coup 8 togolais.

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D’abord, plusieurs aspects de forme qui constituent des défaillances sécuritaires, ont été relevés par Ferdinand AYITE : le manque de sécurisation des lieux par la délimitation d’un périmètre à cette fin, le danger que constituait la citerne de gaz transporté par le camion à l’origine de l’accident, l’absence du procureur de la République sur les lieux puisqu’il y a eu mort d’hommes, l’absence de sacs mortuaires pour transporter les cadavres extirpés seulement le lendemain du drame, l’isolement de Lomé de la partie septentrionale du pays puisque l’unique voie était bloquée.

Ensuite sur le fond du sujet, la nécessité des passerelles à piétons qui sont en train d’être installées partout à Lomé a été évoquée. Dans tous le cas, au regard de cet accident il faut réfléchir à ce genre de projet qui semble sortir des cartables des auteurs des retenues d’eau également mises en place un peu partout à Lomé, et qui constituent l’autre souffre-douleur des populations.

Ferdinand AYITE a fait une analyse très pointue sur la structure de la passerelle dont le tablier suivant les images n’est pas joint comme il fallait aux piliers ; d’où la nécessité d’interpeller la société exécutrice des travaux qui n’est autre que l’entreprise SOUROUBAT, laquelle traine déjà derrière de nombreuses casseroles.

Plusieurs noms de haut responsable du gouvernement ont été cités comme soutien indéfectibles de cette entreprise tunisienne qui a abandonné de nombreux chantiers au Togo. Le Boulevard Houphouët Boigny à Lomé en est un parfait exemple. Aucun compte n’est demandé à cette entreprise qui entre-temps avait obtenu un marché de 11 milliards de FCFA pour l’entretien de pistes rurales dans la préfecture des Lacs et du Bas-Mono.

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Par ailleurs, quand on observe l’état de la cuve transportée par le camion, il est clair que le véhicule ne roulait pas à grande vitesse. Par conséquent, on devrait pouvoir conclure que le tablier n’est pas scellé sur les piliers.

Une autre révélation de grande importance faite par le journaliste est que les responsables de la Mairie d’Agoènyivé 4 avaient interpellé les Travaux Publics sur le déboitement des tabliers sans que ces derniers ne réagissent. Il faut noter que cette passerelle avait été mise en place sous la supervision du Directeur des Travaux Publics du Togo, Monsieur AMAH Nayadjakina, lequel est d’ailleurs admis à la retraite depuis trois (03) ans déjà. Ce directeur est également député du parti au pouvoir.

Le live de ce dimanche a été l’occasion d’ouvrir la boite de pandore sur ce réseau de corruption qui gravite autour de la construction de ces passerelles qui coûtent entre 800 millions et 1,2 milliards de francs CFA.

Comme dans une dernière tentative de destruction des preuves d’un crime flagrant, les autorités togolaises ont nuitamment corrompu la scène de cet horrible accident en détruisant cet ouvrage qui a couté des milliards aux Togolais.

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Somme toute, les chantiers des travaux publics au Togo renferment encore tellement de révélations qu’il est possible que le journaliste revienne dessus dans ses prochaines interventions sur facebook et tiktok.

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