Des individus se réclamant partisans du parti d’opposition NPP ont proféré des menaces de morts à l’encontre du couple présidentiel Mahama. Dans une vidéo virale sur le compte social Tiktok, ils ont menacé de tuer John Mahama et de décapiter sa femme Lordina. La police a procédé immédiatement à leur arrestation, le parti NPP condamne leurs propos.
Dans la journée du 12 août, la police ghanéenne a mis la main sur deux individus, Prince Ofori et Yayra Abiwu en lien avec des vidéos virales sur TikTok dans lesquelles ils menacent de tuer le président John Mahama avant la fin de 2025 et de décapiter la première dame Lordina Mahama.
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Ces déclarations jugées « inacceptables » par la police, ont été faites dans un contexte social et politique tendu lorsque le président Mahama a échappé de justesse à une fin tragique, en renonçant en la dernière minute à monter dans l’hélicoptère militaire qui fait crash le 6 août dernier.
Une enquête approfondie a d’ailleurs été lancée sur les menaces pesant sur la vie du président en exercice et de sa famille afin d’appréhender tous ceux qui ont fait la publication de fausses nouvelles liées à l’accident d’hélicoptère militaire du 6 août sur les réseaux sociaux.
Cette opération a conduit à l’arrestation de Daniel Adomako, militant du NPP le mercredi 13 août lors d’opérations de renseignement visant la possession et l’exposition illégales d’armes sophistiquées.
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Les trois individus ont été ensuite été libérés sous caution par le tribunal d’Accra. Le tribunal leur a accordé une caution de 100 000 GH¢. Ils sont également tenus de remettre leur passeport à la police jusqu’à nouvel ordre. Leur procès a été ajourné au 25 août 2025.
L’enquête de la police ghanéenne vise aussi la possession et l’exposition illégales d’armes sophistiquées dans le pays. Elle alerte sur des vidéos et des images circulant sur les réseaux sociaux montrant des individus brandissant des armes à feu de haute calibre. L’opération en cours vise donc aussi à démanteler les réseaux de trafiquants d’armes illégaux. D’après les dernières informations, il est rapporté qu’une importante quantité d’armes et de munitions non autorisées a été saisie, d’après la police.
L’arrestation des trois individus ont fait réagir l’aile nationale de la jeunesse du Nouveau Parti patriotique (NPP) qui critique la police. Elle a condamné ce qu’elle décrit comme des actions « éhontément biaisées » et « absolument partisanes » « au nom de simples commentaires faits dans une vidéo virale, qu’ils reconnaissent comme « inappropriés pour le moment », mais ne présentant aucune menace concrète. Elle souligne la liberté d’expression dans le pays qui est un droit constitutionnel, accusant la police d’adopter une approche partisane sous l’administration Mahama.
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Justin Frimpong Kodua, le Secrétaire général du NPP a vite remonté les bretelles des partisans qui ont fait des commentaires qu’il qualifie de « malheureux et condamnables et non représentatifs des valeurs du parti », sur les réseaux sociaux à propos du couple présidentiel et sur l’accident d’hélicoptère militaire Z-9.
Le Secrétaire général a donc présenté ses excuses au gouvernement, au parti au pouvoir NDC et au président John Dramani Mahama pour toute offense causée par des individus affiliés au parti.
« Si nous avons agi de manière offensante ou inappropriée, je tiens, au nom de notre parti, à présenter mes excuses au NDC et, par votre intermédiaire, à Son Excellence le Président John Dramani Mahama. Un tel comportement ne reflète pas la position du Nouveau Parti Patriotique, et nous ne le cautionnerons jamais », a-t-il déclaré.