L’offensive menée par le Mouvement du 6 juin (M66) et ses alliés, défenseurs des droits de l’homme, commence par donner son écho. Un rapporteur spécial de l’Organisation des Nations Unies, Mme Mary Lawlor indique qu’elle reçue des rapports décrivant l’état des prisonniers politiques et les prisons.
« J’ai reçu des rapports préoccupants faisant état de prisons surpeuplées et de conditions déplorables », indique Mme Mary Lawlor dans un post sur le réseau social Faebook.
Le Rapporteur spécial des Nations Unies cite en exemple le cas des défenseurs des droits humains togolais Foly Satchivi et Koffi Missode qui « sont emprisonnés à Lomé depuis début juillet en raison de leur engagement pacifique en faveur des droits humains ».
L’état surpeuplé et les conditions déplorables dans lesquelles se trouvent les prisons du Togo représentent un grave danger pour la santé physique et mentale de ces prisonniers politiques, selon Mary Lawlor.
« Je demande leur libération immédiate et sans condition », lance-t-elle.
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Le Comité contre la torture des Nations Unies avait déjà recommandé aux autorités togolaises de « fermer définitivement et sans délai la prison de Lomé, et concevoir un plan général sur la situation des établissements pénitentiaires du Togo ».
Mais jusqu’alors, rien n’a été fait. Des organisations comme l’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) se sont préoccupées de la situation carcérale et ont plaidé pour la réforme du système carcéral togolais et la libération de certains détenus.
Le gouvernement fait toujours la sourde oreille.