Les Libanais responsables de la Société Nouvelle Industrie (SNI) installée à Gbatopé et leurs complices continuent leur défiance vis-à-vis des institutions au Togo. Le harcèlement et les traitements inhumains n’ont pas cessé, malgré l’intervention du préfet de Zio, de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI) de la gendarmerie de la localité et de la Direction du Travail.
Selon les employés qui continuent d’alerter la Rédaction de L’Alternative, le Directeur général de la société, Taleb Mazeh, ses proches Faysall, Abdallah Nemer, Huissen et leurs complices togolais dont Amakoe Messan qui se fait passer pour le juriste de la société, s’érigent toujours en néo-esclavagistes dans la société. Depuis le début de cette semaine, les employés connaissent un nouveau rebondissement avec leur situation.
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En effet lundi dernier, une notification de licenciement a été adressée à 8 employés dont trois délégués du personnel. Cette notification est consécutive à une journée de grève observée par les employés le 10 novembre dernier.
« Courant la journée du 10 Novembre 2025, il nous est revenu que vous avez déserté votre poste de travail sans autorisation ni permission. Vous avez posé des barricades empêchant toute sortie et entrée dans l’usine, proféré des menaces à l’endroit de votre employeur, cassé les biens de la société en l’occurrence la vidéo camera, lancé des pierres jusqu’à ce qu’un agent de la force publique ne soit blessé. Ces faits perturbent gravement le fonctionnement de l’Usine dont les machines sont mises aux arrêts », écrit la direction de la SNI dans une lettre demande d’explication adressée aux grévistes le 16 décembre 2025.
Suite au refus des employés de répondre à ce courrier, les responsables de la SNI ont sorti l’épée de licenciement qu’ils brandissent aux employés. Ces derniers ont immédiatement saisi la Direction générale du Travail de Tsévié à qui les responsables de la SNI ont demandé l’autorisation afin de pouvoir les licencier. La Direction du travail a donc convoqué les parties ce mercredi 7 janvier.
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Au cours de la réunion, TCHIKARKPA Kader, SEKAYA Komivi et de madame WADJA Wassila Noufot ont été accusés de « fautes lourdes » par les Libanais.
Selon AMAKOE Messan, juriste représentant l’employeur, les délégués TCHIKARKPA Kader, SEKAYA Komivi et WADJA Wassila Noufot sont accusés de violences, menaces, pause de barricades empêchant toute entrée et sortie de l’usine lors d’un mouvement spontané, considéré comme une grève illicite dans la matinée du 10 novembre 2025, ayant même entrainé la blessure d’un agent de gendarmerie. Ce mouvement spontané a abouti à la fermeture de l’usine pour 72 heures.
« Il estime également qu’une demande d’explication adressée auxdits délégués en date du 16 décembre 2025 est restée infructueuse. L’administration de SNI a décidé alors de saisir l’inspection du travail conformément aux dispositions du code du travail afin d’obtenir son autorisation pour le licenciement desdits délégués », peut-on lire dans le compte rendu de la réunion.
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Des accusations rejetées par les mis en cause puisque la plupart d’entre eux n’étaient présents sur les lieux lors du mouvement d’humeur en question.
A l’issue de la rencontre en présence des secrétaires généraux des syndicats (USYNTRAZOFE, SYNATSITO, SYNATRAZOFT et USIC-TOGO) et des responsables de l’usine de Gbatopé, la Direction générale du Travail a rejeté ces licenciements, indiquant qu’il n’y a pas de preuves de la SNI contre les délégués.
« Le directeur régional après avoir écoutés les uns et les autres, a demandé des éclaircissements au juriste au sujet des faits notamment, la notification aux travailleurs concernés des demandes d’explications pour 24 heures à la veille de leur départ en congé. Si effectivement certains travailleurs concernés n’étaient pas de la vacation 6-14. Il a par ailleurs exigé à recevoir les preuves des différentes accusations afin d’éclairer davantage sa lanterne dans la prise de décision », indique le procès-verbal.
Mais face à l’insistance des Libanais qui veulent coûte que coûte procéder au licenciement, la direction du travail a donné un délai d’un mois à la société d’apporter les preuves de ses accusations. Cela n’a pas empêché ces néo-colons de licencier jeudi les 8 employés, y compris les 3 délégués du personnel.
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Selon l’un des délégués, il ne devrait pas y avoir de poursuite ni de licenciement après l’intervention des autorités locales, suite à la grève du 10 novembre dernier, surtout que le tribunal de Tsévié avait classé cette affaire qui a suivi une procédure pénale qui a commencé à la BRI.
Les employés disent ne pas baisser les bras face à cette injustice à eux infligée par les Libanais et leurs complices togolais dans l’usine.