Les autorités togolaises ont effectué plusieurs déplacements ce week-end dans la capitale ghanéenne. Selon le tracking de l’un des aéronefs souvent empruntés par Faure Gnassingbé, l’aéronef Dassault Falcon LX-EBO Callsign SVW77EB a quitté l’aéroport de Niamtougou le samedi 14 mars à 15H 49 GMT et atterri à Accra 46 mn plus tard. L’avion passe une demi-heure sur le tarmac de l’aéroport et reprend les airs pour Lomé où il atterrit à 17H 17mn. Il s’ensuit dans la soirée deux trajets entre Lomé et Accra jusqu’à 20h 30 mn.
Le dimanche 15 mars, Le même avion repart à 18h 05 pour Accra après avoir, dans la journée, fait l’aller-retour entre Lomé et Niamtougou. Le dernier déplacement dans la soirée du dimanche sur Accra a été le plus long et l’aéronef n’est rentré à Lomé que vers 22H.
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Que cache ce ballet des airs entre Lomé -Niamtougou et Accra tout le long du Week end ?

Selon des sources bien renseignées, ces discrets déplacements du Week-end sur Accra ont un rapport avec le différend maritime qui oppose le Togo au Ghana.
En effet dans un communiqué rendu public le 20 février 2026, le gouvernement ghanéen a notifié aux autorités togolaises sa décision d’engager une procédure arbitrale internationale concernant la délimitation de la frontière maritime entre les deux Etats sur le fondement de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) du 10 décembre 1982, et après 8 années de discussions infructueuses entre les deux Etats.
Le 25 février 2026, c’est au tour du gouvernement togolais d’informer l’opinion de cette notification du Ghana en rappelant sa disponibilité au dialogue, au bon voisinage et à la coopération fraternelle entre les deux Etats.

Selon toujours des sources, le premier vol qui est parti de Niamtougou le 14 mars avait à son bord le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, le Directeur de Cabinet de la Présidence, le Général Yark Damehane qui, non seulement était au ministère de la Sécurité lors des négociations, mais aussi dispose des attaches familiales au Ghana.
Les deux vols dans la soirée de samedi 14 mars ont ramené à Accra le ministre des Mines et de l’Energie, Robert Eklo très proche de Faure Gnassingbé, des responsables des renseignements togolais dont nous n’avons pas l’identité et, cerise sur le gâteau, des responsables de la société d’exploration pétrolière italienne ENI.
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Et c’est le dimanche tard dans la soirée que l’ensemble de la délégation a rejoint Lomé en suivant le plan de vol de l’avion.
Pourquoi les autorités togolaises renouent discrètement le dialogue avec ses homologues ghanéens alors que celles-ci ont pris la décision de déférer le différend devant une cours d’arbitrage internationale ?

La présence de ENI, la société qui a fait de la prospection sur la côte togolaise a-t-elle pour objectif de convaincre les Ghanéens de ramener ce différend à la “Maison” ? Que cherche exactement les autorités togolaises à travers ces déplacements et quelle est la réaction des autorités du Ghana ?
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On le saura dans les tous prochains jours.