Reporters Sans Frontières (RSF) dénonce « une décision disproportionnée » et exige la « libération immédiate » du directeur de publication du journal « La Dépêche », Apollinaire Mewenemesse contre qui le juge d’instruction a décerné un mandat de dépôt hier.
« L’enfermement d’Apollinaire Mewenemesse montre à quel point l’étau se resserre autour des journalistes et des médias à l’approche des élections législatives au Togo », a relevé le Directeur du Bureau Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong.
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Ce dernier souligne que le nombre de charges retenues contre le journaliste suite à l’article incriminé et la durée de suspension de son journal sont disproportionnées. « Elles visent vraisemblablement à intimider les professionnels de l’information qui enquêtent sur des sujets impliquant des proches du pouvoir en place », indique-t-il.
RSF demande donc aux autorités togolaises « d’abandonner les charges et de le libérer sans délai ».
Rappelant l’exercice de journalisme est aujourd’hui difficile au Togo, Reporters Sans Frontière est revenu sur l’incarcération de deux journalistes, Loïc Lawson et Anani Sossou en novembre dernier pendant deux semaines et la condamnation de deux autres, Ferdinand Ayité et Isidore Kouwonou à deux ans de prison ferme par « contumace ». Les deux journalistes ont été contraints de quitter le pays, un mandat d’arrêt est lancé contre eux.