Home Société Togo- Fêtes de fin d’année : ces faits anodins qui pourraient coûter la santé des consommateurs

Togo- Fêtes de fin d’année : ces faits anodins qui pourraient coûter la santé des consommateurs

by Koffi Sedinam
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Des produits alimentaires

La période des grandes festivités approche à grand pas. C’est le grand déstockage dans les grands entrepôts de denrées alimentaires. Chacun s’y précipite pour trouver son compte pour le grand plaisir de ses proches. Pourtant, la surabondance brusque de certaines denrées devrait inquiéter plus d’un.

Il n’y a qu’en période de fin d’année que l’on assiste à ces évènements : les marchés, qu’ils soient de la capitale ou de l’intérieur du pays, sont peuplés d’une pluralité de denrées alimentaires. Ce sont plusieurs tonnes de produits comme les pâtes alimentaires, du riz, tomates en conserves et des boissons pour ne citer que ceux-là. On en trouve partout dans les rues.

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Contrairement aux produits alimentaires standards déjà existants sur le marché, les coûts de ces nouvelles denrées qui pullulent sont à très bas prix, ce qui justifie d’ailleurs l’engouement du consommateur lambda de s’en procurer. Ce qui est choquant, c’est qu’il y a très peu de consommateurs qui s’interrogent quant à la qualité desdites denrées et la raison de leur déversement en grande pompe sur tous les marchés.

La cherté de la vie n’échappe à personne. Il y a deux semaines, les produits alimentaires ont vu leur prix non seulement augmenté, mais sont aussi indisponibles pour satisfaire la demande. Tel est le cas du bidon d’huile de 25 litres vendu à 32 000 francs CFA au lieu de 22 500 francs CFA.

Le panier de la ménagère ne cesse de s’appauvrir de jour en jour. Une raison de plus pour sauter sur le moins cher pour survivre. Et quoi de mieux que ces nouvelles marchandises.

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Il est important que la qualité de nouveaux arrivages de denrées alimentaires sur le marché soit vérifiée, parce qu’il en va de la santé des consommateurs. « La santé n’a pas de prix », a-t-on l’habitude de dire. De ce fait, tout aliment doit être contrôlé pour rassurer la clientèle que constitue la population, mais également garantir la sécurité alimentaire dans les esprits.

Les maladies incurables du siècle présent comme le cancer, entre autres, gagnent de plus en plus de terrain. Le Togo ne détenant pas encore de centre de santé pour de graves pathologies, chacun devient alors responsable de ce qu’il consomme ou fait consommer aux autres.

Vérifier les ingrédients sur les emballages, les dates de péremption ou même scanner les codes sur le packaging peuvent aider dans le choix de ce l’on décide de mettre sur sa table en ces moments festifs.

Ailleurs, à l’instar du voisin de l’Est, plusieurs dispositions sont prises pour faciliter la consommation de produits locaux. Les jeunes, porteurs de ce genre de projets agro-alimentaires, sont encouragés dans leur initiative.

A leur tour, ils excellent dans le but d’offrir le meilleur pour valoriser la production locale, tout en mettant à la disposition des populations, denrées comestibles et abordables à toutes les couches.

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De l’autre côté, les produits locaux sont les plus chers. Pour exemple, une boite de 490g de tomate concentrée bio à Lomé se vend au prix de mille cinq cent francs ; ce qui équivaut à trois boites moyennes de tomate concentrée importée. Le choix est clair puisque tout bon togolais choisirait la seconde option, voire plus moins cher compte tenu de la grande disponibilité de produits de ce genre.

Les efforts fournis par les jeunes entrepreneurs peinent à s’éclore. Le consommer local se milite seulement au mois d’octobre et plus rien après. Même pendant ce mois, aucun effort n’est fait pour rapprocher le local du citoyen.

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Jusque-là, le gouffre à combler est énorme. Et si rien n’est fait, les cas d’intoxication alimentaire, de graves maladies liées à une mauvaise alimentation seront multipliés au grand désespoir des consommateurs. Ces derniers ont intérêt à regarder de plus près ce qui passe sous leurs yeux, particulièrement, en ces jours.

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