Nombre d’observateurs trouvent curieux aujourd’hui qu’après des milliards de francs CFA injectés dans l’agriculture au Togo, le pays soit encore à un niveau où on alerte sur l’insécurité alimentaire. On se rend compte que le PNIASA, le PPAO, le PASA et consorts n’étaient que des supercheries destinées à enrichir la minorité qui continue de piller le Togo. Une projection du Programme alimentaire mondial (PAM) prévoit une insécurité alimentaire aigüe dans les trois prochains mois.
C’est ce que les partenaires ont toujours voulu éviter au Togo en soutenant le pays dans le financement du secteur agricole, dont la plupart sont des prêts. On parle de plus 330 000 personnes qui seront touchées par cette insécurité alimentaire. L’extrême nord du pays est particulièrement cité comme zone où cette insécurité alimentaire sera aggravée.
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Dans la région des Savanes plus touchée par le phénomène, selon le PAM, l’état d’urgence est toujours en cours, à cause des menaces des groupes armés qui sévissent au Burkina Faso, frontalier de la zone. La situation perturbe énormément les activités économiques de la population, avec beaucoup de déplacements.
50 000 réfugiés venus du Burkina sont recensés avec 10 000 déplacements internes. Selon le PAM, la présence des réfugiés a des impacts sur les ressources dans la région et les stocks alimentaires s’épuisent rapidement.
Le PAM travaille à soutenir les personnes vulnérables et les communautés d’accueil.
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Cette organisation ajoute dans son rapport que la région est également confrontée aux difficultés climatiques avec les pluies qui ne sont pas régulières, ou des inondations qui détruisent les cultures avec en toile de fond une dégradation des terres.
Les prix des produits alimentaires sont élevés, ce qui, selon le PAM, limite l’accès de nourritures de qualité à beaucoup de familles.