L’évacuation de 300 Ghanéens vivant sur le sol sud-africain prévue le 21 mai dernier est reportée à une date ultérieure suite à un accord avec les autorités sud-africaines, lié à aux aspects juridiques, techniques et logistiques du processus. A ce jour, les nombres d’inscrits au programme rapatriement s’élève à plus de 800 personnes.
Des familles au Ghana attendaient de voir leurs filles et fils fuyant les violences xénophobes de retour sur leur territoire jeudi dernier. Mais rien. Le ministre des Affaires étrangères a plutôt annoncé un report de l’opération estimant que les conditions logistiques et juridiques doivent être remplies avant que le processus puisse commencer.
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« Compte tenu du nombre de personnes concernées et des conditions légales sud-africaines à respecter, notamment le contrôle obligatoire des passagers, la coordination multi-institutionnelle et les autorisations de vol, l’évacuation prévue a été reportée de quelques jours afin de permettre à notre Haut-Commissariat de satisfaire à ces conditions », a déclaré le ministère.
Chose surprenante! Le nombre d’inscrit est passé à 800 auprès du Haut-Commissariat du Ghana à Pretoria. Un nombre qui alerte sur le niveau d’insécurité dans laquelle vivent ces Ghanéens face à l’escalade des attaques visant les ressortissants étrangers.
Le soutien du gouvernement ghanéen ne se limite pas aux opérations d’évacuations. En plus des mesures mises en place pour faciliter leur retour en toute sécurité, le gouvernement planifie également leur réintégration dans la société.
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D’après le ministre des Affaires étrangères, les Ghanéens qui vont être évacués d’Afrique du Sud vont bénéficier de différentes formes d’assistance financière. Ils vont avoir aussi droit à une aide au transport pour les aider à rejoindre leurs différentes destinations à travers le pays après leur arrivée au Ghana.
Une allocation de réintégration afin de soutenir les rapatriés dans la reconstruction de leur vie, va leur être octroyée après avoir quitté l’Afrique du Sud. Des services de soutien psychosocial gratuits vont être également mis à la disposition des personnes touchées.
Le gouvernement a également révélé que « les personnes évacuées seraient inscrites dans une base de données spéciale conçue pour les mettre en relation avec des offres d’emploi et des programmes de soutien aux entreprises ».
Ces directives, rassure le ministère des Affaires étrangères, s’inscrivent dans l’engagement du gouvernement à protéger des citoyens ghanéens à l’étranger et à les soutenir en temps de crise. « Nous apprécions et chérissons tous nos citoyens », dixit le ministre Samuel Okudzeto Ablakwa.