Alors que le processus électoral était déjà très avancé et les sénégalais se préparaient à vivre la fièvre des campagnes, le président Macky Sall a décidé de couper court. Dans une allocution ce week-end, il annonce le report pure et simple des élections sans toutefois préciser de nouvelles dates.
Il n’en fallait pas plus pour provoquer le courroux de l’opposition qui a immédiatement appelé ses militants à se mobiliser pour lancer les campagnes électorales en dépit de la décision du Chef de l’Etat sénégalais.
Ainsi, les rues de la capitale ont de nouveau été l’objet d’incendies de pneus, de tirs de gaz lacrymogènes et d’arrestations de leaders et partisans de l’opposition durant tout l’après-midi de ce dimanche 04 Février 2024. Sur les réseaux sociaux, se sont multipliées les vidéos et images d’arrestation de leaders et militants à l’instar de la candidate Anta Babacar Ngom qui avait décidé de lancer sa campagne électorale.
On apprend l’arrestation de l’ancien Premier Ministre de Macky Sall, Aminata Touré devenue opposante à celui-ci et candidate également aux présidentielles.
Avec ce nouveau cycle de violences, de nombreux observateurs questionnent l’état même de la démocratie sénégalaise. Sous la présidence Macky Sall, l’histoire démocratique du Sénégal est indéniablement émaillée de manifestations violentes liées à sa politique. Celui qui est surnommé le « démocrate » par ses pairs a – t – il fait progresser ou régresser la démocratie sénégalaise ?