C’est donc fait ce lundi 25 mars 2024 par les « députés illégitimes » du Togo. Désormais, un major de classe sera mieux élu qu’un président au Togo. Un simulacre de débat s’est passé hier à l’Assemblée nationale, ceci pour faire croire à l’opinion que le texte a été âprement disputé. Le Togo, dit-on, vient de basculer dans un régime parlementaire.
Le coup d’Etat constitutionnel est donc passé le lundi 25 mars comme une lettre à la poste. Le Togo, du régime présidentiel depuis son indépendance, passe pour une première fois en régime parlementaire. C’est le parlement qui, en congrès, choisit désormais le président de la République « sans débat » pour « un mandat unique de six ans », selon le nouveau texte lu à l’Assemblée nationale et validé avec 89 voix pour, une contre et une abstention.
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Le projet de loi a été proposé par un groupe de parlementaires de la majorité au pouvoir, Union pour la République (UNIR). Malgré plusieurs dénonciations et mises en garde de la classe politique de l’opposition et observateurs, le texte a été adopté en plénière par l’assemblée nationale.
“A l’analyse de l’exposé des motifs et de la nouvelle proposition de loi constitutionnelle, on se rend aisément compte que les auteurs de cette folle, sordide, cruelle et vile manœuvre sont plutôt guidés par le souci de garantir un pouvoir à vie à une seule famille, mieux à un seul individu, ceci au détriment des aspirations profondes du peuple togolais et de la stabilité du pays” , s’était offusqué Me Paul Dodji Apevon, Président du FDR, dans un communiqué dénonçant la manœuvre.
Pour ce parti d’opposition, cette nouvelle constitution est « une nouvelle voie pour que le président actuel se perpétue au pouvoir », adjuge son premier responsable.
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La nouvelle constitution prévoit aussi un poste de « président du conseil des ministres » ayant la « pleine autorité et le pouvoir de gérer les affaires du gouvernement et d’être tenu responsable, en conséquence ».
Cette nouvelle constitution arrange le droit au vote au citoyen. Puisque le président de la République n’est plus élu au suffrage universel. Comme la conférence des évêques du Togo (CET), les voix s’élèvent pour dire non à son adoption.
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L’Assemblée nationale togolaise actuelle est en fin de mandat depuis le 31 décembre dernier. Alors que des élections législatives et régionales bâclées et décriées sont en cours, l’adoption de cette nouvelle constitution vient rajouter une autre couche noire au tableau déjà sombre de la vie politique togolaise.