Quelques semaines après avoir participé aux jeux olympiques de Paris 2024, où elle a fini 44ième sur la discipline du marathon, Rebecca Cheptegei est morte ce jeudi matin des suites d’une atroce agression de son ex-compagnon.
Le décès de la coureuse de 33 ans qui vivait dans un village Kenyan très proche de la frontière Ougandaise, a été confirmé ce jeudi 05 septembre par le Président du Comité Olympique Ougandais sur X : “Nous avons appris le triste décès de notre athlète olympique Rebecca Cheptegei à la suite d’une violente agression de son petit ami. Que son âme repose en paix. Nous condamnons fermement la violence contre les femmes.”
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Dans les faits, la marathonienne, revenue de sa participation aux JO de Paris 2024, a repris son quotidien ordinaire, notamment les dimanches matin où elle se rend à l’église avec ses deux filles.
Le dimanche 1er septembre dernier, son ex-compagnon, le nommé Dickson Ndiema Marangach, s’est introduit chez elle au moment où celle-ci était à l’église. Dès que Rebecca Cheptegei a franchi le seuil de sa maison, l’ex-compagnon l’a aspergé d’essence et mis le feu immédiatement, la laissant pour morte. Admis à l’hôpital d’Eldoret dans l’ouest du Kenya dans un état critique avec des brûlures à plus de 80%, l’athlète succombe à ses blessures ce jeudi matin.
Selon des témoignages recueillis par la Police Kenyane, le couple entretenait constamment des disputes familiales, notamment sur questions financières et foncières. D’ailleurs, l’athlète était attendu le lendemain de son agression dans un commissariat pour présenter ses titres de propriété. Il est fort probable que c’est pour cette comparution que son ex-compagnon a tenté de l’immoler par le feu, selon les informations.
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Il faut noter que dans cette zone de l’Afrique qui regorge de talents en athlétisme et ramène constamment des médailles au continent, les violences contre les femmes athlètes sont récurrentes.
Déjà en 2021, la double médaillée mondiale Kenyane, Agnès Tirop avait été tuée par son compagnon pour un litige financier également. L’histoire semble donc se répéter malgré l’émoi causée par le décès d’Agnès Tirop en 2021 et la mise en place d’une fondation portant son nom.
Cette fondation a d’ailleurs réagi à ce meurtre de Rebecca par la voix de sa cofondatrice Joan Chelimo : “Je suis extrêmement attristée par ce nouveau meurtre qui touche l’une des nôtres”.
Ce meurtre de l’athlète Ougandais au Kenya ranime le débat sur les féminicides, dans le milieu sportif notamment.