Le triste feuilleton de la bande Tchodie- Donko- Klouvi et autres n’a pas fini d’alimenter les débats, qu’un nouveau scandale de corruption et d’extorsion de fonds par trois autres cadres secoue actuellement l’Office togolais des recettes (OTR).
En effet, trois cadres de cette régie financière et, plus précisément, de la DGI (Direction générale des Impôts), section recouvrement, sont en garde à vue depuis 4 jours dans les locaux de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) à Lomé.
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Extorsion de 150 millions FCFA à un opérateur économique
Tout est parti d’un contrôle dans une société de la place au cour duquel de graves irrégularités et infractions ont été détectées. En termes clairs, la société doit plusieurs centaines de millions aux impôts.
Les trois cadres (deux femmes et un homme) du service recouvrement de la DGI devrait conduire la procédure jusqu’au bout et donc contraindre l’opérateur économique à s’acquitter de ses obligations vis à vis de l’administration fiscale. Mais au lieu de cette procédure, ces derniers qui sont en un second niveau de contrôle au niveau de l’administration fiscale, ont préféré négocier une commission auprès de l’opérateur économique pour enterrer l’affaire.
Le montant conclu avec l’opérateur économique est de 150 millions de FCFA en raison de 50 millions par personne. Sur le champ l’opérateur économique leur verse en cash 50 millions avec la promesse de payer le reste en deux tranches. Une bonne affaire donc pour les trois cadres de l’OTR. Par la suite, l’opérateur économique a versé la deuxième tranche à ces cadres indélicats.
Retard de la troisième tranche et chantage
Le payement de la dernière tranche prenant du temps, les trois cadres de la DGI ont lancé une campagne de harcèlement contre leur complice, l’opérateur économique. Ils le font chanter et le menacent de remettre de ressortir le dossier en lui collant un vrai contentieux, conformément à la loi. Ce qu’ils devraient d’ailleurs faire dès le début.
Excédé par ces méthodes de voyou, l’opérateur économique qui est également un corrupteur, trouve un canal pour faire parvenir l’information au ministère de l’Economie et des Finances.
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Interpellation et garde à vue
Le ministère de l’Economie et des Finances fait débarquer en semaine des agents de la DCPJ dans les bureaux de ces cadres au 4e étage de la DGI dans l’enceinte de l’OTR et embarquent les trois agents.
Ils sont depuis 4 jours en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Lomé. Les téléphones portables sont saisis, les bureaux scellés pour l’instant.
Parmi les trois agents, on parle d’une dame diplômée de l’Ecole nationale d’administration (ENA), une inspectrice dont le train de vie faisait l’objet de curiosité. Elle et son mari qui serait aussi un cadre de la boîte, dispose d’un grand hôtel à Tovegan, où leur mariage digne d’un couple princier a été organisé il y a quelque temps.
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L’impunité que le régime de Faure Gnassingbé garantie aux prévaricateurs de la fortune publique comme ce fut récemment le cas de Philippe Kokou Tchodie et les femmes Donko Bileyo et Dédégan Klouvi, donne des ailes à d’autres qui estiment que rien ne leur arrivera.
L’extorsion des fonds des agents de l’OTR aux opérateurs économiques est devenue un fait banal au Togo et personne ne se pose la question de savoir pourquoi, dans ce pays, les agents des impôts et des douanes doivent être plus riches que des hommes d’affaires.
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A suivre !