Home Société Togo- LYDIA LUDIC du Groupe PEFACO s’enfuit en laissant plus de 300 employés sur le carreau

Togo- LYDIA LUDIC du Groupe PEFACO s’enfuit en laissant plus de 300 employés sur le carreau

by Kossi LAMBA
3,K vues 7 minutes de lecture
Ramassage des machines de lydia ludic

En dépit d’une ordonnance judiciaire de scellés des portes de toutes les boutiques de la société LYDIA LUDIC, les responsables ont, en début de cette semaine, ouvert et vidé les locaux des biens (casinos et autres). Une fuite organisée au nez et à la barbe des employés qui sont sans salaire depuis plus d’une année. Un autre vilain feuilleton mise en œuvre par le sulfureux groupe PEFACO qui se joue au nez et à la barbe des dirigeants togolais sans vision.

Les frasques du Groupe espagnol PEFACO se poursuivent allégrement au Togo sans qu’aucune véritable mesure coercitive ne soit prise contre ses dirigeants. Après l’abandon du chantier du fameux « PEFACO HOTEL PRESTIGE DE LOME » sur la plage en face du siège d’Ecobank, c’est à travers sa société LYDIA LUDIC que le sulfureux Groupe plonge des centaines de Togolais dans le désarroi.

Lire aussi : Togo- Viol à l’école La Madone : Le véhicule du père de la fille violée vandalisé à Lomé

A titre de rappel, LYDIA LUDIC est une société spécialisée dans les activités de jeux de hasard et loisirs, notamment les Casinos et machines à sous. Afin d’exercer ses activités au Togo, elle obtenu un droit de concession auprès de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO), seule habilitée à organiser et exploiter les jeux de hasard sur le territoire togolais. En vertu de cette convention, LYDIA LUDIC entre autres obligations, doit verser une redevance de 5%  des recettes des machines à sous.

En matière de partenariat, il est de norme que chaque partie respecte ses obligations. D’ailleurs toutes les sociétés sérieuses qui se soucient de la pérennité de leurs activités et du sort de leurs employés mettent tout en œuvre pour s’en tenir aux conventions conclues avec leurs partenaires.

Cependant cela n’a pas été le cas de la société LYDIA LUDIC qui est défaillante sur de nombreux aspects du cahier de charge à elle signée, a également accumulé d’énormes dettes à l’égard de la LONATO. Déjà en mars 2020, on parlait d’une somme de plus de 295 000 000 F CFA dont on se demande comment la LONATO a pu laisser la dette évoluée à ce point s’il n’y avait pas de complicité en son sein.

Lire aussi : Togo- Prévention de l’extrémisme violent : la radio Communautaire des Savanes équipée grâce aux USA

Suite à cette dette et à toutes les mises en demeure adressées à LYDIA LUDIC de se conformer aux dispositions de la concession à elle accordée, toutes restées vaines, la LONATO a finalement saisi la justice par requête le 20 mars 2023 et obtenu l’ordonnance N°0208/2023 du Président de la Cour d’Appel de Lomé autorisant l’apposition de scellés sur « tout lieu servant de local à la société LYDIA LUDIC SARL ou à toute personne de son chef, pour l’exploitation de machines à sous et casinos ».

C’est à partir de ce moment que le long chemin de croix des 350 employés de LYDIA LUDIC a commencé.

Les portes de la société étant ainsi fermées, il revenait à la Direction de rechercher les voies et moyens pour trouver une solution à la crise, d’autant plus que du côté de la LONATO, les voyants étaient au vert pour des pistes de règlement amiable. Notons que cette société a toujours été dirigée par des expatriés dont l’attitude dénotait une certaine arrogance et une désinvolture à l’égard de la situation des employés.

Lire aussi : Nutrition-Complément alimentaire et vitamine : ce qu’il faut savoir

Ainsi, au lieu de mener de véritables discussions avec son partenaire la LONATO pour une rapide reprise des activités, LYDIA LUDIC a plutôt opté d’immédiatement mettre en chômage technique ses 350 employés sur une durée de trois (03) mois à compter du 1er avril 2023, ceci avec l’autorisation de l’Inspection du travail et des lois sociales. Les conditions de cette procédure étaient que le salaire du mois de mars 2023 soit intégralement versé aux employés qui devraient en plus percevoir 60% de leur rémunération sur la période du chômage technique.

Cependant, les sieurs Yves P. Deleplace et Jean François Figueres qui se sont succédés à la tête de la société durant cette période, n’ont jamais versé un seul franc à qui que ce soit comme cela avait été convenu.

Par conséquent, depuis le mois de mars 2023 jusqu’aujourd’hui, soit plus d’un an et demi (18 mois), les employés de LYDIA LUDIC sont dans l’impasse totale et ne perçoivent plus de salaire. En revanche, le sieur Yves Deleplace viré de la filiale du Togo durant cette période, aurait bel et bien reçu le paiement de tous ses droits et indemnités.

Malgré toutes les rencontres des délégués du personnel avec la Direction et les promesses de cette dernière, aucune ligne n’a bougé.

Lire aussi : Togo- Economie : le Bénin détient une part importante de la dette commerciale du Togo

Dans le même temps, comme de véritables gangsters, les dirigeants de LYDIA LUDIC se sont organisés pour vider les machines à sous des dizaines de millions de francs CFA constituant les dernières recettes avant la fermeture des portes.

C’est par cette même méthode de gangstérisme, totalement hors la loi, que visiblement LYDIA LUDIC a organisée le déménagement dans des conteneurs tous le matériel et les biens à l’intérieur de leurs locaux, notamment celui sis au centre ville de Lomé à Assivito.

Alors que les centaines d’employés de LYDIA LUDIC sont plongés dans le plus grand dénuement, LYDIA LUDIC qui a réussi à organiser son insolvabilité en rapatriant systématiquement les milliards de recettes perçues depuis 1996 (année du début de ses activités au Togo) vers l’Espagne, s’emploie désormais à faire main basse sur les quelques bien matériels pouvant servir à désintéresser ses créanciers, notamment le personnel en premier plan.

Dans ce feuilleton dramatique, l’Etat togolais est bien évidemment interpellé. Il est logique de se demander comment les dirigeants d’une société privée peuvent se comporter ainsi dans un pays qui se respecte. Les textes de loi régissant les sociétés de droit privé sont rédigés pour protéger les intérêts des employés dans de telles situations. En dehors de ces textes, le Code de travail a mis en place des dispositions pour protéger l’emploi local.

Lire aussi : Togo- Mouvement d’humeur spontané à l’Université de Lomé ce jeudi

Le gangstérisme des dirigeants de LYDIA LUDIC SARL du GROUPE PEFACO au Togo est certainement dû au laxisme de l’Etat togolais sur les questions de protections de ses propres citoyens.

Author

Lisez également ces articles

Laisser un commentaire

L'alternative

Un site d’information et d’enquête sur le Togo et l’Afrique

Newsletter

Tenez vous à jour, souscrivez à notre newsletter

Dernières publications

@2024 Copyright L’ Alternative – Tous droits réservés. L’ Alternative n’est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes.

En savoir plus sur L'alternative

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00