“Nous, évêques du Togo, formulons le vœu que les prochaines élections législatives et régionales se déroulent dans les meilleures conditions possibles”, membres de la CET.
La conférence des Evêques du Togo (CET), à l’approche des élections législatives qui se tiendront en avril 2024 pour élire les membres de l’Assemblée nationale, appellent les décideurs et le peuple à œuvrer pour son bon déroulement. Cet appel des évêques a une signification très importante dans un pays où « élection » rime très souvent avec violence, drame, contestation et réveille de très mauvais souvenirs chez certains.
« (…) nous les Evêques du Togo formulons le vœu de voir les prochaines élections législatives et régionales se dérouler dans les meilleures conditions. Pour toute échéance électorale, la justice, l’équité, la transparence dans l’organisation, le déroulement et la proclamation des résultats issus des urnes sont à rechercher absolument », rappellent-ils. Pour y arriver, le prélat met un accent particulier sur des attitudes à adopter dès les périodes de la campagne électorale, entre autres le respect de l’adversaire politique dans les prises de parole et la création des conditions de libre circulation de tous les candidats.
Leur plus grand souhait est que pour cette première fois où seront organisées de telles élections comme ils l’espèrent sur la base de meilleures fondations pour élire les conseillers régionaux, une nouvelle ère paisible surtout post-électorale s’ouvre pour le Togo.
A leurs fidèles chrétiens et aux hommes de bonne volonté, ils les invitent à partir du message du Saint père, le pape François pour le carême, chacun en faveur de la paix, à « ouvrir les yeux sur les situations d’injustice, à convertir nos cœurs, et à lutter pour nous libérer nous-mêmes de nos esclavages intérieurs ».
Le Togo a traversé des périodes de troubles très regrettables qui ont marqué à vie les esprits. Voici le moment venu pour les décideurs et les parties prenantes pour s’abstenir de « toute parole et tout acte préjudiciables à la paix et à l’unité nationale » pour permettre à ce pays d’effectuer « un saut qualitatif capable de surprendre positivement les autres Nations », mentionnent-ils dans leur déclaration.
Dans la suite de leur écrit, les pasteurs de l’Eglise Catholique ont une fois de plus exhorté les uns et les autres pour le bien de la patrie à chercher la paix qui, selon eux et par constat, est « le soubassement de tout développement » et, par devoir, « s’efforcer de la garantir et de la préserver », ont-ils ajouté dans le 8e point de leur texte ayant pour titre « La paix n’a pas de prix ».
« Chers concitoyens, laissons-nous porter vers le bien par l’amour de la Patrie. Notre vivre-ensemble paisible en dépend », ont-ils conclu, après avoir appelé à la libération des prisonniers politiques.