La misère avance à grandes enjambées au Togo avec plusieurs sociétés qui licencient leurs employés, les activités commerciales toujours moroses et les restrictions multiformes. Pendant ce temps, le régime de Faure Gnassingbé se vante régulièrement de performance dont personne ne connait les tenants ni les aboutissants.
La liste des sociétés qui ferment leurs portes ou réduisent la masse de leurs salariés pour, est-il dit, « motif économique », ne cesse de se rallonger. Lydia Ludic, Premier Bet, Bboxx pour ne citer que celles-là dont la rédaction a largement traité dans de précédents articles.
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Lorsqu’on connait l’organisation du tissu social togolais où le quotidien de plusieurs personnes est adossé à un seul et unique salaire, on peut imaginer la détresse au sein des familles actuellement. Malheureusement au même moment, les prix des produits de premières nécessités ne cessent grimper sans qu’aucune mesure sociale ne soit prise au sommet de l’Etat.
L’une des preuves tangibles de la misère dans laquelle végètent les Togolais, est la scène hallucinante observée dans la capitale du pays la semaine dernière où des centaines de citoyens de tout genre se sont rués sur du riz impropre à la consommation déversé par une société de la place sur une décharge publique. Pour toute réaction, le gouvernement a produit un communiqué laconique menaçant les populations au sujet de la consommation de ce riz déjà dans les cuisines de plusieurs ménages.
Face à cette situation de crise économique, sociale (sans évoquer la crise politique), le régime mis en place par Faure Gnassingbé depuis 2005 fait montre d’une désinvolture étonnante.
Au lieu de prendre le taureau par les cornes, Faure Gnassingbé et ses collaborateurs baignent dans une illusion bien entretenue par des institutions fantoches. L’une des astuces trouvées par le régime RPT/UNIR consiste à produire des statistiques « bidons » qui lui confère un rang d’honneur dans des classements internationaux fantaisistes.
Et c’est avec grand faste que les membres du gouvernement ont annoncé ce 07 octobre à Lomé que le Togo est classé 1er réformateur de l’Afrique de l’Ouest dans un rapport B-ready 2024 de la Banque Mondiale. Ce trophée se célèbre alors qu’il y a quelques semaines à peine, Faure Gnassingbé n’avait pas hésité à dire haut et fort tout le mal qu’il pense des Institutions de Bretton woods.
Cela démontre une fois de plus le clientélisme et le mercantilisme diplomatique dont font preuve ceux qui dirigent le Togo depuis plus d’une cinquantaine d’années. Pour de nombreux observateurs, le pouvoir togolais manque de véritable vision qui devrait être le vecteur du développement socioéconomique du pays.
Si tant est que le Togo affiche de telles performances, quelles en sont alors les impacts concrets sur le quotidien des togolais ? A moins qu’il y ait des retombées dont s’accaparent la minorité qui dirige le Togo depuis plusieurs dizaines d’années.
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Dans ces classements fantaisistes et amusants, les Etats voisins qui semblent être en queue de peloton affichent paradoxalement un développement socioéconomique et infrastructurel réel, concret et tangible. Aujourd’hui le Ghana, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal sont à des années lumières du Togo sur presque tous les plans qui intéressent l’épanouissement des populations.
Dans un discours abondamment relayé sur les Réseaux sociaux, le Président du Bénin, Patrice Talon déclarait ceci : « Patiemment, avec méthode et sérieux, sans coup de pioche, sans pose de 1ère pierre, et sans inauguration […], le Bénin se construit et les résultats sont de plus en plus visibles.. ».
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Au Togo, Faure Gnassingbé et ses ministres préfèrent être de bons élèves dans des matières facultatives à coefficient quasi nul que de se casser la tête pour exceller dans des domaines qui feraient avancer véritablement le pays avec une population épanouie et des infrastructures dignes d’un Etat moderne.