Les ex-employés de la société Dodo Plast ont observé un énième mouvement d’humeur ce mercredi 23 octobre devant les locaux de ladite entreprise. Au total 330 salariés réclament le paiement de leurs droits après un licenciement qui dure depuis 2022.
“Payer nos droits”, “Famille METAIREK, rendez-nous nos droits”, “ON VEUT NOTRE ARGENT”… C’est ce que scandent les ex-ouvriers de l’entreprise Dodo Plast depuis ce matin. Licenciés en avril 2022 pour ” motif économique”, selon la société qui les employait, 330 personnes attendent de rentrer dans leurs droits. De fausses promesses en fausses promesses, de reports en reports, ce sont des hommes et femmes ” à bout de souffle” qui réclament leurs dus.
“En juillet dernier, nous avions manifesté et l’employeur avait promis payé, mais rien jusque-là. C’est pour cette raison que nous sommes encore dehors. Le calcul des droits a pourtant été fait de façon unilatérale par l’employeur”, a regretté Boris Johnson, le porte-parole des 330 licenciés.

Pour la plupart au chômage, ils espèrent le bout du tunnel. “Nous n’avons pas les moyens de recourir à la justice, alors, la manifestation reste notre seule arme pour exprimer notre ras- le-bol », a décrié Boris Johnson, Représentant personnel Dodo plast.
A travers ce mouvement d’humeur, ils demandent de l’aide pour avoir gain de cause. “Nous demandons de l’aide dans les procédures entamées pour rentrer dans nos droits”, a-t-il ajouté.
La manifestation de ce jour a été interrompue après une discussion entre les manifestants et le commandant de la zone portuaire. Un rendez-vous leur a été donné avec l’ex- employeur demain jeudi 24 octobre 2024. La mort dans l’âme et avec peine, les manifestants n’ont pas eu de choix que de retourner bredouille en attendant la rencontre de demain.
Toutefois, ils n’entendent pas baisser les bras. “Ce sont nos droits légaux. Si la réunion de demain n’apporte rien, nous allons continuer à manifester”, avertissent-ils.
Dodo Plast, une entreprise de la zone franche, spécialisée dans la production d’emballages plastiques biodégradables et de bâches de protection. La situation de ces plus de 300 ouvriers n’est pas isolée.
Les licenciements abusifs et sans droits à la zone franche sont légion. Et face au désarroi des travailleurs togolais, le gouvernement a opté pour le silence.