Home Politique Togo- Faure Gnassingbé, le « champion » de l’équité genre laisse mourir à petit feu une femme innocente en prison

Togo- Faure Gnassingbé, le « champion » de l’équité genre laisse mourir à petit feu une femme innocente en prison

by Kossi LAMBA
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Le régime de Faure Gnassingbé a l’habitude de se jeter des fleurs en se targuant d’exceller dans la promotion de l’équité genre, c’est-à-dire la promotion et la protection de la femme. Seulement quand on observe bien la situation dans le pays, la bienveillance du Chef d’Etat togolais ne s’oriente que vers les femmes UNIR.

Pour justifier la coloration fortement féminine de son entourage immédiat, le Chef de l’Etat togolais a trouvé comme argument solide la promotion de l’équité genre. Et dans un contexte mondial marqué par une politique de protection des minorités, cette pratique consiste à assurer une proportion équitable aux femmes qu’aux hommes à tous les niveaux de décisions. Aussi les différents gouvernements sous Faure Gnassingbé ont généralement fait la part belle aux femmes.

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Quoique dans l’inconscient collectif, il est souvent pensé que lorsque les femmes contrôlent les arcanes du pouvoir, l’amélioration des conditions de vie des populations est significative, ce n’est pas réellement le cas au Togo. Les Togolais sont presque unanimes aujourd’hui sur le fait que même avec autant de femmes dans l’équipe de Faure Gnassingbé, la situation du pays s’est empirée.

Ces femmes bien connues de tous, en lieu et place d’une amélioration des conditions de leurs consœurs citoyennes et par ricochet de celle de la population en général, s’adonnent plutôt à des voyages luxueux et des réalisations immobilières sans retenu.

En réalité, au-delà de réserver un accès équitable aux femmes aux postes de décision et à l’animation de la vie citoyenne, l’esprit de la promotion de l’équité genre est fondamentalement la protection de la gente féminine.

Mais sous le régime RPT/UNIR, les femmes n’ont pas la même considération, qu’elles soient rangées du côté du pouvoir en place ou plutôt opposante politique, ou encore tout simplement épouse d’hommes d’affaires déclarés persona non grata. Et deux (02) cas d’actualités illustrent concrètement cette analyse.

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Le premier cas est l’agression récente de Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson

Le 29 septembre dernier, au cours de la rencontre citoyenne organisée par la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) pour échanger avec le député sénégalais du Parlement de la CEDEAO Guy Marius Sagna, des « badauds » envoyés sur les lieux par qui on sait pour agresser les participants n’ont fait aucune différence entre hommes et femmes.

En l’occurrence Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson avait subi de violences physiques qui l’ont conduit à l’hôpital. Et en lieu et place d’une expression de compassion à l’égard de l’opposante togolaise et de l’ouverture d’une véritable enquête pour situer les responsabilités, les autorités togolaises ont plutôt semblé accuser les initiateurs de cette rencontre privée jugée illégale.

Le second cas plus pathétique est la détention illégale et arbitraire de la veuve de Sow Bertin Agba depuis plus de 3 mois

Le seul tort de cette femme est d’être l’épouse d’un homme d’affaires devenu indésirable pour le pouvoir togolais. Rentrée au Togo avec son fils et son beau-frère afin de se consacrer aux rites de deuil de son défunt mari, cette femme est jetée dans les geôles du régime RPT/UNIR depuis le mois de juillet sans aucune inculpation.

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Les charges retenues contre elle étant plus légères qu’une plume de pigeon. Et pourtant cette veuve a une santé fragile. La promotion de la femme pratiquée par Faure Gnassingbé n’a que cure des nécessités de suivi sanitaires d’une femme qui souffre déjà de cancer.

Malheureusement, l’équité genre du régime RPT/UNIR est aussi partial et pleine d’abus que des brimades et restrictions subies par les femmes sous d’autres contrées.

Au Togo, la justice sociale pour les femmes n’est pas la même que l’on soit du côté du Chef de l’Etat ou adversaire politique, ou encore simple actrice de la société civile.

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