Home Politique Christian Trimua condescendant, nargue les juges de la Cour de Justice de la CEDEAO

Christian Trimua condescendant, nargue les juges de la Cour de Justice de la CEDEAO

by Kossi LAMBA
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Plusieurs de ceux qui ont été placés à des postes de hautes responsabilités au Togo n’ont pas véritablement la mesure des tâches qui leur incombent. Au rang de ceux-ci, figure TRUMUA Christian, secrétaire général du gouvernement, lequel nie constamment l’existence de détenus politiques au Togo en dépit de décisions judiciaires en ce sens.

Le déni de l’existence de détenus politiques par l’ancien ministre en charge des questions de Droits de l’Homme au Togo n’est pas un fait nouveau. TRIMUA Christian avait déjà en 2020 tenu des propos faisant croire qu’au Togo, il n’y a aucun détenu politique car selon lui, le sujet de détenus politiques est un « « élément de langage, de vocabulaire, utilisé à des fins politiques ».

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Cette déclaration TRIMUA Christian était plutôt étonnante en raison de la nature de son portefeuille au gouvernement puisque depuis les années 2017 et 2018, des dizaines de togolais croupissent dans les prisons pour avoir publiquement manifesté leur désapprobation de la manière dont le pays est gouverné.

Cette position tranchée qui dénote un déni catégorique d’une situation de violation de Droits Humains, arrange Faure Gnassingbé qui garde Trimua Christian à ses côtés. Ce qui pour plusieurs observateurs, démontre la position du régime RPT/UNIR à l’égard de ce sujet sensible.

C’est fort de ce soutien au sommet de l’Etat que Trimua Christian a repris les mêmes argumentations il y a deux semaines lors d’un entretien accordé à une chaîne de télévision, mais cette fois-ci avec un ton très amusant : « il n’y a aucun ; zéro kokoriko ! ».

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Ce faisant, au-delà de répondre indirectement aux nombreuses Organisations de Défenses des Droits de l’Homme qui réclament la libération de plusieurs dizaines de personnes arbitrairement détenues dans les prisons du Togo, il balaie d’un revers de la main les décisions de la Cour de Justice de la CEDEAO qui ont ordonné la libération des personnes arrêtées lors de manifestations politiques.

Parmi ces décisions de la Cour de Justice de la CEDEAO, il convient de relever l’Ordonnance du 07 juin 2023 qui demande au gouvernement togolais de libérer immédiatement 10 personnes arrêtées lors d’une manifestation publique en 2018.

De même en novembre 2023, une autre Ordonnance de la même cour de justice instruisait le gouvernement togolais de remettre en liberté 15 personnes arrêtées pendant les manifestations d’Août 2017. Il est évident la Cour de Justice de la CEDEAO ne se serait pas prononcé sur ces cas s’il s’agissait de détenus de droits communs comme Trimua Christian a toujours tenté de le faire croire.

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Ces sorties médiatiques Trimua viennent prouver à suffisance la position des autorités actuelles du pays à l’égard de la CEDEAO et de ses principales institutions.

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