Les policiers ont fait une descente en filature le week-end dernier dans l’enclave frontalière d’Aflao dans la région de la Volta. 26 personnes ont été arrêtées, des emballages du chanvre indien et des sachets de comprimés de tramadol saisis etc.
D’après le communiqué de presse du service de police régional du Ghana, les suspects ont été appréhendés à divers endroits lors d’une répression ciblée contre les trafiquants de drogue présumés et les activités criminelles connexes dans la zone frontalière.
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Vingt emballages de substances suspectées d’être du chanvre indien, douze sachets de comprimés de Tramadol, des caramels contenant de la drogue, des crèmes soupçonnées de contenir des substances narcotiques, vingt-six colis compressés de chanvre indien présumé dissimulés dans un sac d’engrais, des drogues illicites ont été saisis lors de l’opération.
Le service de police ont indiqué que les suspects sont actuellement en garde à vue et devraient être traduits en justice dans les prochains jours pour répondre des accusations conformément à la loi. Le commandement de la police régionale de la Volta a réaffirmé son engagement à lutter contre le trafic de drogue et les réseaux criminels associés, en particulier au sein des communautés frontalières.
Selon les experts, le Ghana devient tristement une nouvelle plaque-tournante de toutes sortes de drogues dans la sous-région de l’Afrique ouest africaine où des étrangers, notamment narcotiques sud-américains et asiatiques y transitent. De simples cigarettes illicites, à des de cartouches d’oxyde nitreux aux saveurs illicites de chicha ou des cocaïne, les autorités saisissent en tonnes.
En avril dernier, deux Ghanéens accusés d’avoir conspiré avec un ressortissant bolivien pour faire entrer clandestinement 5 880 kg de cocaïne dans le pays ont été placés en garde à vue. En mars, le bureau national du renseignement a intercepté une cargaison de 3,3 tonnes de cocaïne estimée à plus de 350 millions de dollars en provenance de la région ouest du pays à destination Accra.
Face à ces saisies importantes de drogue sur le sol ghanéen, le Centre pour le mouvement démocratique (CDM) averti que le Ghana risque d’être qualifié de « côte de la cocaïne » si cette laxiste surveillance continue. Il demande aux autorités à doubler de vigilance.
« Le Ghana ne doit pas devenir un couloir permissif pour le trafic de stupéfiants. Nous conseillons au gouvernement d’agir avec détermination pour protéger l’intégrité de la nation», a déclaré le CDM.