Devant les dégâts constatés à Lomé et ses environs depuis lundi, les risques sanitaires qu’encourent les victimes des inondations et toute la population, ne sont pas à prendre à la légère. Surtout quand on sait la médiocrité avec laquelle le régime de Faure Gnassingbé gère la situation. En ces moments de situation d’urgence où les voisins de l’Ouest et de l’Est font diligence pour apporter de l’aide et faciliter un tant soit peu la vie à leurs populations, les Togolais doivent se contenter de communiqués vides de sens et du « m’as-tu vu » de certains membres de ce gouvernement en cravate devant les immondices.
Les énormes dégâts constatés ne sont que le résultat de plusieurs inondations accumulées, qui ne datent pas seulement des pluies de ce lundi. Le pays manquant de véritable plan d’assainissement pour drainer les eaux vers les grands cours d’eau, les pluies actuelles sont la goutte qui fait déborder le vase. Et si à ce jour, aucune solution n’est proposée aux problèmes déjà existants, l’on a aucune idée de ce à quoi pourrait s’attendre les populations sur le plan sanitaire suite à cette grande pluie.
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En outre, la vétusté de plusieurs anciens quartiers de la capitale à l’instar de Bè, Agoe, Akodessewa expose les populations en cette période pluvieuse à plusieurs maladies, mettant ainsi leur vie en danger. L’insalubrité accrue de toutes les artères de Lomé, n’étant pas du reste, la somme de toutes ces situations n’arrange pas le quotidien actuel des riverains.
Le problème majeur occasionné par l’inondation actuelle ne serait rien d’autre que la contamination de l’eau. Il est courant qu’en période de pluie, les canaux d’approvisionnement d’eau soient endommagés, permettant alors aux eaux de ruissellement ou usées de se mélanger à de l’eau potable. Jusqu’à ce jour, aucune mesure sanitaire n’est encore prise par l’Institut National d’Hygiène, ni le ministère de la santé pour assurer la fourniture d’une eau de qualité aux usagers, notamment ceux qui sont dans la situation d’urgence.
Le citoyen lambda, déjà habitué à se contenter du manque d’eau ou même de partager celle disponible avec les animaux, clin d’œil à ceux qui vivent à l’intérieur du pays, ne saurait s’inquiéter de la qualité d’eau consommée.
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Rappelons que la consommation d’eau non-potable expose les populations aux maladies diarrhéiques graves telles que, le choléra, la gastro-entérite. Elles peuvent être mortelles lorsque le patient n’est pas pris en charge à temps.
A cette liste, s’ajoutent le paludisme et la dengue favorisées par la multiplication des eaux stagnantes à tous les coins de rue. Le palu à lui seul fait déjà deux à trois décès par jour et la dengue de son côté continue de faire ravage sur le territoire.
L’autre danger créé par les inondations constitue en la prolifération des bactéries et moisissures. Le combo de la chaleur et l’humidité dans les abris remplis d’eau forme un champ favorable aux microbes pouvant augmenter le risque de contracter les maladies respiratoires comme l’asthme, la bronchite, la pneumonie et même des mycoses de la peau pour ceux qui traversent ces eaux sales.
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Le cas palpable du CHR-Lomé commune, un centre de santé ayant joué un rôle primordial dans la prise en charge des patients atteints par le COVID-19, aujourd’hui envahi par l’eau comme le montrent les vidéos, relève encore une fois de plus que le bien-être du Togolais reste la dernière des préoccupations de ceux qui sont aux commandes de la gestion publique.
L’insalubrité déjà existante dans la capitale ne fera que s’agrandir pour le malheur des populations, surtout les couches les plus vulnérables. Pour le moment, le One Man Show du ministre ADEDZE sur le boulevard du 30 août restent insuffisant devant les dégâts existants et empirés par les pluies diluviennes actuelles.
Le pays tout entier, dans son état actuel, représente tout un chantier délaissé, à ciel ouvert et qui, visiblement, n’intéresse les premiers responsables du pays.
Contrairement dans les Etats voisins où les gouvernants sont de plus en plus proches de leurs citoyens en vue de leur apporter du soutien et de l’empathie, le fils à papa, s’est réfugié dans le silence, sa plus belle réponse pour son peuple. Son utilité serait ailleurs en particulier dans la résolution des conflits dans d’autres nations.