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Togo- Face au vide constitutionnel confirmé par la CEDEAO, aller à la transition par la mobilisation populaire

by Isidore kouwonou
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Pris dans son propre piège et sérieusement secoué par la décision de la Cour de justice de la CEDEAO qui confirme que Faure Gnassingbé est illégal et illégitime, le régime togolais nage dans ses subterfuges. En plus de jouer sur le temps en espérant que la tempête se calme, il essaie de faire de la diversion en lançant le 30 juin 2026 une rencontre du Cadre permanent de concertation (CPC) pour brouiller les pistes de transition réclamée par l’opposition pour combler le vide constitutionnel.

Le fait que la Cour de justice de la CEDEAO ait révélé le caractère inconstitutionnel du changement de constitution opéré en 2024 pour maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir, fragilise son régime. Rapidement, il réveille sa chambre d’enregistrement qu’est le CPC dénoncé par certains partis d’opposition qui l’ont quitté.

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« En confirmant que le changement de Constitution est inconstitutionnel, la Cour de Justice de la CEDEAO reconnait de facto un vide Constitutionnel depuis le 3 mai 2025, date à laquelle le nouveau président aurait dû prêter serment, si l’élection avait eu lieu. L’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO est sans ambiguïté. Il n’y a donc plus de marge pour faire du dilatoire. La gravité historique de la crise appelle à la maturité politique. L’intérêt général doit prévaloir. Désormais, une seule solution s’impose”, indiquent la DMK, la LDP, la DMP et le mouvement Touche Pas A Ma Constitution.

Pour ce regroupement de partis et d’organisations de la société civile, cet organe n’est pas en mesure de traiter les grandes questions qui agitent la République. Il faut une transition politique inclusive pour sortir de ce désordre institutionnel et préserver la stabilité du Togo. Le but est d’ouvrir une période d’apaisement, afin de rebâtir les fondations de la République, dans une démarche sereine et consensuelle, selon ces partis d’opposition.

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« Aucun nouveau dialogue, même s’il est qualifié de sérieux, inclusive ou sincère, organisé par ce régime illégal et illégitime, ne peut apporter de solution à la crise actuelle. Ne cherchant qu’à conserver le pouvoir par tous les moyens, comme le souligne l’arrêt de la Cour de Justice de la CEDEAO, les autorités togolaises sont disqualifiées. Le temps du rafistolage et des arrangements politiques est passé, il faut une solution pérenne », soulignent-ils.

Pour ces derniers, les Togolais n’obtiendront pas cette transition par la volonté du régime. Seules les manifestations publiques pacifiques permettront d’y arriver, c’est-à-dire mettre fin à la dictature et reconquérir la souveraineté de notre peuple.

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« Togolaises et Togolais des villes et des campagnes, particulièrement la jeunesse, ensemble avec la diaspora, soyons prêts à répondre aux mots d’ordre qui seront annoncés dans les prochaines semaines. La transition est la seule voie pacifique, elle s’impose ! ».

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