Ils ont prévenu. Mais est-ce que cela suffit à rassurer ? Ce lundi 22 juin, la CEET a officiellement annoncé une suspension du service d’achat de crédits Cash Power, dans la nuit du 24 juin 2026, de minuit à 6 heures du matin. Motif invoqué : des travaux de maintenance technique. L’entreprise invite les abonnés à faire le plein de crédit à l’avance, histoire d’éviter de se retrouver plongés dans le noir au petit matin.
Sauf que voilà. Depuis plusieurs jours déjà, des dizaines de témoignages affluent : des compteurs qui refusent de s’approvisionner, des transactions qui échouent sans raison, des usagers bloqués sans électricité.
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Et la CEET, dans tout ça ? Pas un communiqué, pas un message d’alerte, pas une explication. Jusqu’à cette annonce, qui tombe comme un couperet sur un climat déjà tendu.
Car il ne s’agit pas d’un simple désagrément technique. Derrière cette interruption programmée, ce sont des semaines de coupures récurrentes, de délestages imprévisibles, et cette facture qui ne cesse de grimper pour un service qui, lui, semble de plus en plus vacillant.
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Les consommateurs, eux, n’ont pas le luxe d’attendre : ils doivent cuisiner, conserver leurs aliments, travailler, faire vivre leurs enfants, avec une électricité devenue un luxe incertain.
Alors, ce communiqué marque-t-il le début d’une nouvelle phase négative pour les usagers ? Beaucoup le craignent. Parce qu’au-delà des mots polis de la CEET, c’est un sentiment d’abandon qui grandit. Les Togolais ne demandent pas des promesses.
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Ils demandent simplement qu’on leur garantisse ce pourquoi ils paient : un service fiable, prévisible, et à la hauteur de leurs besoins quotidiens.
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En attendant, les abonnés rechargeront. Par précaution. Par habitude. Mais avec cette amertume, tenace, de ceux qui ont l’impression de payer toujours plus, pour toujours moins. Et cette question qui reste, pour beaucoup, sans réponse : jusqu’à quand ?