Les populations ne mangent pas les notations ou encore les statistiques économiques ! Cette évidence, si simple, est visiblement difficile à comprendre par le régime Rpt/Unir qui plonge au fil du temps les Togolais dans la misère, tentant de cacher la réalité par des pseudos performances économiques avec chiffres fabriqués. Faure Gnassingbé et son gouvernement courent derrière des statistiques pour convaincre les institutions financières internationales à leur prêter beaucoup plus d’argent qu’ils finissent par détourner.
Le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, au cours de sa dernière visite d’Etat en France, a accordé une interview à 3 journalistes de chaînes panafricaines sur l’actualité de son pays. Interrogé sur la dégradation des notations des agences internationales, il n’a pas tourné autour du pot : « Est-ce que le peuple vit des notations ? Est-ce que le peuple mange les notations ? ».
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Il s’agit véritablement d’une réalité que peint le Chef de l’Etat gabonais qui, par ailleurs, déclarait avoir demandé un audit des dettes que réclame le FMI à son pays.
En effet, aucune population ne vit des notations. D’ailleurs, de nombreux économistes remettent de plus en plus en question le modèle économique que les institutions internationales et les agences de notation tentent d’imposer aux Etats africains.
Au Togo, le régime qui dirige le pays depuis près de soixante (60) ans n’a pas encore conscience de cette vérité. Faure Gnassingbé qui a succédé son père au pouvoir en 2005 se couche volontiers devant les institutions financières internationales pour obtenir de « bonnes notations » et endetter de plus en plus le Togo. Depuis plus de 20 ans que Faure Gnassingbé est au pouvoir, le Togo ne connait aucun véritable grand chantier ni en terme de bâtiments et travaux publics, ni en terme de réformes constructives et profitables aux Togolais.
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Pendant que les opérateurs économiques se plaignent du manque de dynamisme du marché togolais, le gouvernement se targue d’une progression des activités économiques. Faure Gnassingbé et sa minorité au pouvoir se félicitent régulièrement d’être dans les 1ères places des statistiques de l’Uemoa pendant que sans bruit et sans invention de performances, d’autres Etats comme le Bénin, la Côte d’Ivoire érige des infrastructures utiles aux populations tout en sécurisant les investissements.
Entre la politique des notations d’un Faure Gnassingbé cumulant 21 années de pouvoir et la politique de satisfaction des Gabonais d’un Oligui Nguema qui fait moins de 5 années au pouvoir (période de transition y compris), le contraste est saisissant. Là où le président gabonais dénonce des financements sur des projets non jamais exécutés ou mal exécutés et décide un revirement total, le dictateur togolais n’a que cure du sort des projets financés. Pour ce dernier, le plus important est d’avoir à disposition de l’argent pour ses propres intérêts.
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En définitive, l’ex ministre des Armées du Togo mise en détention pour avoir critiqué la gouvernance du dictateur togolais a bien raison de déclarer que Faure Gnassingbé ne peut plus rien apporter à ses concitoyens.