Home Société Les conseils d’administration de 10 sociétés d’Etat dissous, Mahama met en garde ministres et directeurs de sociétés

Les conseils d’administration de 10 sociétés d’Etat dissous, Mahama met en garde ministres et directeurs de sociétés

by Cidi B
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La dissolution, hier mercredi, de conseils d’administration de dix (10) sociétés d’Etat, est un avertissement ferme que le président Mahama a adressé aux ministres, directeurs généraux, membres des conseils d’administration et responsables d’autres structures publiques ce jeudi 3 septembre, selon la présidence. L’indiscipline, les mauvaises performances ou tout autre comportement portant atteinte à la cohésion gouvernementale, ne sont pas tolérés, ils seront sanctionnés.

Le président resserre les rangs autour de la gouvernance des sociétés publiques. Les conseils d’administration de près de dix sociétés d’Etat viennent d’être dissous après une année d’exercice, une décision qui a provoqué un véritable choc au sein de l’opinion nationale.

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Le président l’a toujours martelé, les personnes nommées à la tête des institutions étatiques sont à ces postes pour servir les intérêts du peuple et non les intérêts personnels. Toute entorse à ce principe érigé dans l’administration Mahama n’est pas sans conséquence.

Les institutions dont les conseils d’administration sont dissous sont la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC), la Bulk Oil Storage and Transportation Company (BOST), la Volta Aluminium Company Limited (VALCO), la Consolidated Bank Ghana Limited (CBG), la Ghana Post Company Limited, le Road Maintenance Trust Fund, TDC Ghana Limited, Prestea Sankofa Gold Limited et la National Sports Authority.

Ces dissolutions ont renforcé davantage les principes de discipline, de rigueur, de responsabilité, de leadership au sein du gouvernement. Un remaniement ministériel est imminent selon les informations.

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« Le Président attend de tous les ministres, vice-ministres, directeurs généraux, membres du conseil d’administration et autres personnes nommées à des fonctions politiques qu’ils s’acquittent de leurs responsabilités avec intégrité, diligence, humilité et respect des procédures administratives établies », indique l’avis gouvernemental sorti ce 3 septembre, précisant que « tout comportement qui compromet la cohésion gouvernementale, l’autorité institutionnelle ou la mise en œuvre effective de la politique gouvernementale ne sera pas toléré ».

Cet avis indique également que le contrôle exercé par l’administration sur ses personnes nommées s’étendra au-delà des derniers changements, les évaluations de performance se poursuivant dans l’ensemble du gouvernement.

« Les performances dans tous les secteurs continueront d’être évaluées, et le Président prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver l’intégrité, l’efficacité et la réactivité de son administration », indique le communiqué.

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La présidence a indiqué que les conseils d’administration dissous seraient reconstitués en temps voulu, et que les ministres des secteurs concernés seraient chargés de prendre les mesures nécessaires pour donner effet à la dissolution.

John Mahama a déjà procédé à des changements ministériels en août, notamment la nomination d’Abdul-Rashid Pelpuo au ministère des Initiatives spéciales et celle d’Emmanuel Kwadwo Agyekum au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Création d’emplois. Ernest Brogya Genfi a également été muté du poste de vice-ministre de la Défense à celui de conseiller présidentiel pour la résilience nationale et la préparation aux situations d’urgence.

Le dernier avis précise que ces changements visent également à renforcer la responsabilisation et l’alignement sur les priorités politiques du gouvernement.

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« Il est rappelé à tous les nommés que la fonction publique est un privilège et une opportunité de servir le peuple ghanéen », indique le communiqué.

Il a en outre exhorté les personnes nommées à coopérer avec le Président, s’engager à remplir le mandat du gouvernement et à améliorer la vie des Ghanéens.

Avec cette décision, l’administration Mahama entend rompre avec le laxisme qui, a marqué les huit dernières années de gouvernance du pays. Une nouvelle manière de servir l’État et le peuple semble ainsi s’installer. Au-delà du changement des hommes, c’est une nouvelle conception de la responsabilité publique qui se dessine : être nommé, c’est servir.

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John Mahama renvoie donc un message aux administrations à venir, l’alternance politique doit aussi s’accompagner d’une alternance dans la gouvernance, avec davantage de discipline, de transparence et de responsabilité au service du peuple.

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