En plus des spécialistes militaires turcs de la société SADAT, très actif dans le Sahel et au Nord du Togo pour leurs activités, le régime de Faure Gnassingbé a signé cette année un contrat avec Paramount Group appartenant à l’homme d’affaires sud-africain Ivor Ichikowitz, pour la construction de plusieurs bases militaires.
Le Togo s’appuie sur les Turcs qui prête main-forte à l’armée à la frontière nord du pays, puisqu’il est en froid avec l’Union européenne. L’accord conclu avec Paramount Group cette année, selon le confrère Africa Intelligence, permet à cette société de participer à la construction de plusieurs bases militaires dans le nord du pays.
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Elle participera également à l’installation de « Forward operating bases » (FOB) ou bases opérationnelles avancées. Elle aura pour objectif de renforcer le maillage défensif en offrant davantage de points d’appui aux Forces armées togolaises (FAT).
La présence de la société privée turque est déjà intense dans la région depuis quelque temps. L’Observatoire syriens des droits de l’homme (OSDH) a fait état, en mai, de l’arrivée au Niger d’un millier de combattants syriens placés sous le commandement du groupe SADAT.
Une information que le propriétaire de ce groupe a tenté de démentir lorsqu’il a été interrogé par le confrère Jeune Afrique.
Au Togo, c’est aux abords de la base de Dihiaga, situé dans l’extrême nord du pays, à la frontière avec le Burkina Faso, que plusieurs dizaines de spécialistes militaires turcs s’activent plus, selon AI.
Ils forment les unités des FAT aux techniques de contre-insurrection des djihadistes qui opèrent des attaques dans la région.
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En 2021, la Turquie a livré aux FAT des engins de déminage du type MEMATT, en présence de Faure Gnasingbé. En 2022, Lomé a reçu des drones d’attaque Bayraktar de la part de la société turque Baykar, à en croire AI.