Face à la propagation inquiétante du Mpox en Afrique, plus connu sous le nom de variole du singe, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), réunie en Comité d’urgence ce mercredi 14 août 2024 à Genève, vient de déclencher son plus haut niveau d’alerte mondiale.
Selon les données publiées par l’Agence de Santé Africa CDC, dirigée par le Docteur Jean Kaseya, le virus du Mpox connait actuellement une propagation en hausse de 160% par an ces deux dernières années. Le pays le plus touché reste la RDC avec plus de 14 000 cas détectés depuis le début de l’année, notamment le Nord-Kivu où les déplacements provoqués par le conflit entre le M23 et l’armée congolaise favorisent les contacts entre les populations.
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Mais il y a également les populations de l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda qui sont de plus en plus touchées. Le déclenchement de l’alerte « urgence sanitaire mondiale » de l’OMS fait suite au constat de la présence du virus dans au moins 16 pays d’Afrique avec une souche plus virulente.
Le Mpox (variole M) est une maladie de la peau déclenchée par un virus de la famille des Poxviridae. Il s’agit d’une zoonose transmissible de l’animal à l’être humain ou entre être humains par des sécrétions (cutanées, respiratoires et sexuelles) et qui se manifeste par des symptômes similaires à celles de la variole comme une éruption pustuleuse, une fièvre et des symptômes respiratoires.
Autrefois caractéristiques des régions de l’Afrique centrale en raison de la densité des forêts, le virus s’est étendu en 2022 à plusieurs autres continents, notamment l’Europe et l’Amérique du Nord. A cette époque, les pays occidentaux ont pris la précaution de se prémunir par l’inoculation du vaccin.
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Malheureusement, le continent africain n’a bénéficié d’aucune dose dudit vaccin. Suivant les statistiques, les besoins en vaccin actuellement en Afrique sont de près de 10 millions de doses alors que seules 200 000 sont disponibles. Pourtant le « potentiel de diffusion [de la maladie ndlr] est très inquiétant », selon les déclarations du Directeur Général de l’OMS.
En déclenchant cette alerte, l’OMS entend mobiliser de nouveaux financements en faveur des recherches pour stopper l’épidémie. L’enjeu majeur d’une solution immédiate reste et demeure la production de vaccin : « commencer à produire nos propres vaccins est un combat du siècle », indique Dr Jean Kaseya de Africa CDC. Pour ce dernier, ce serait « la deuxième indépendance de l’Afrique ».
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Mais avant d’arriver à ce stade, il est vivement recommandé aux populations d’adopter les mesures idoines afin d’éviter les contaminations massives. Il s’agit principalement « d’éviter de rentrer en contact avec les animaux sauvages » ou encore « d’éviter de rentrer en contact avec les sécrétions d’un malade ou d’un animal infecté ».