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Ghana- StopGalamsey: le NPP combattu avant l’échéance électorale de décembre

by Cidi B
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Galamsey au Ghana

A deux mois des élections générales, le NPP, le parti au pouvoir a perdu de sa cote auprès de la population, à cause de la problématique de Galamsey. La gestion de l’exploitation minière illégale semble être la préoccupation qui va soit emporter le parti du candidat Bawumia, soit le mettre dans de bonnes grâces des populations. Sur tous les fronts anti-Galamsey, le parti est tenu responsable de la dégénérescence de la situation.

L’administration Akufo-Addo est prise entre deux feux, d’une part la crise économique qui empiète lourdement sur le quotidien des ghanéens. Son parti le NPP par le biais de son candidat Bawumia, promet de remonte la pente et de réduire l’inflation.

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D’autre part, la question de Galamsey vient obscurcir les bonnes promesses du parti. Les Ghanéens sont très remontés contre le gouvernement Addo quant à la gestion des sites d’exploitations miniers illégaux.

Le week-end dernier, une forte mobilisation réunissant les membres de Democracy Hub, les militants écologiques et de centaines de fidèles des églises catholiques s’est tenue dans la capitale ghanéenne, toujours pour protester contre Galamasey. Ils exigent de l’Etat des mesures visant à stopper cette pratique dommageable pour l’environnement.

La dernière trouvaille du gouvernement qui est le déploiement militaire sur les sites Galamsey n’a pas satisfait les protestataires qui s’attendent à plus du gouvernement Addo.

Depuis les manifestions anti-Galamsey de septembre dernier, la popularité du NPP a fortement baissé. Selon Afrobaromètre, cette chute du parti a commencé depuis la dernière élection de décembre 2020, comparée à sa première prise du pouvoir en 2017.

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Cette enquête a révélé que « le pourcentage de Ghanéens approuvant les efforts du gouvernement pour lutter contre galamsey est passé de 86 % en 2017 à 59 % en 2020”.

Aujourd’hui, bon nombre d’observateurs estiment que l’administration Addo manque  de volonté politique pour lutter contre ce fléau. Le professeur Frimpong Boateng, ancien ministre de l’environnement, de la science et de la technologie sur Galamsey, a indiqué que le parti au pouvoir n’est pas prêt de combattre convenablement Galamsey et que cette situation pourrait envoyer le NPP dans l’opposition lors des prochaines élections générales.

D’ailleurs dans les manifestes du NPP pour les prochaines élections, il n’est nulle part indiqué que les sites Galamsey vont être définitivement fermés. Le parti a plus suggéré des pratiques améliorées de l’exploitation minière à petite échelle et une  réglementation plus stricte. Le parti veut mettre à disposition des mineurs les données sur les réserves prouvées par l’Autorité d’enquête géologique afin de réduire l’incidence des essais et erreurs de creusement, d’intensifier l’utilisation de la technologie des machines de récupération d’or sans mercure et de construire des barrages de tassement pour assurer le stockage et le traitement sûrs des eaux de rejet provenant des opérations des machines de récupération d’or etc.

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Toutes ces propositions ne montrent une ferme volonté du NPP d’interdire définitivement l’exploitation illégale d’or à petite échelle.

Et pourtant, Nana Akufo-Addo a déclaré en 2017 : « Je vais mettre ma présidence en jeu pour mettre fin à l’exploitation minière illégale ». Les paroles ne suivant pas les actes, lui et son parti sont talonnés par le camp adverse, le NDC qui a reconnu que Galamsey existait depuis l’administration Mahama, mais n’était pas aussi chaotique avec des conséquences environnementales graves comme il est constaté aujourd’hui.

Le NDC qui a reconnu que Galamsey ne peut être combattu par la simple fermeture des sites, propose dans ses manifestes pour les prochaines élections de reclasser l’exploitation minière au Ghana en petite (SSM), moyenne (MSM) et grande (LSM), chacune avec des exigences réglementaires, opérationnelles, environnementales et de sécurité adaptées.

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