La fragmentation politique en Afrique constitue un défi important pour la gouvernance efficace et la stabilité. Les mesures traditionnelles de la fragmentation du système de partis, telles que l’indice du nombre effectif de partis (NEP), ne parviennent souvent pas à saisir les réalités nuancées des paysages politiques africains, en particulier l’influence des partis dominants, la fluidité des affiliations partisanes et l’impact des clivages ethniques et régionaux.
Pour surmonter ces limitations, cet article introduit deux nouvelles mesures « apolitiques » ou « institutionnellement neutre » pour calculer le nombre effectif de partis, en se concentrant sur les dimensions géographiques et démographiques, notamment la taille de la population et la superficie du territoire.
En intégrant ces réalités locales et en assurant un seuil minimum de deux partis, les modèles proposés offrent un cadre plus simple et plus pertinent sur le plan contextuel pour comprendre la dynamique politique en Afrique, en particulier dans les environnements où les données sont rares. Cette approche fournit un outil précieux pour analyser et rationaliser les systèmes politiques, avec un potentiel d’application plus large au-delà du contexte africain.
Voici l’intégralité de la réflexion