Pour l’administration Mahama, relier les régions, c’est faciliter le commerce, réduire les coûts de transport, rapprocher les producteurs des marchés et créer les conditions nécessaires à l’investissement et à la croissance économique. Durant son premier mandat 2012-2017, environ 4 636 kilomètres de routes ont été construits ou réhabilités à travers le pays. De retour au pouvoir, il poursuit la même dynamique. Avec son programme Big push, des travaux routiers ont été lancés sur 50 grands projets majeurs représentant un total de 1 144 kilomètres.
Le président John Mahama a toujours considéré les infrastructures routières comme un investissement sûr et un levier de développement économique indéniable. Du bitume qui s’étend sur les grands axes aux chantiers qui s’activent encore dans plusieurs régions, le Ghana est en plein chantier. Derrière chaque kilomètre de route en construction, se joue aussi en partie une bataille économique.
Lire aussi : Scandale : 19,4 millions de dollars extorqués aux demandeurs de visas
La vision n’a pas changé mais s’agrandit. D’ailleurs, le gouvernement se prépare à lancer les deuxièmes et troisièmes phases de son programme d’infrastructures pour moderniser et désenclaver les corridors économiques et nationaux. « D’ici à ce que nous ayons achevé l’ensemble du programme Big Push dans cinq ans, je suis sûr que tout le monde sera satisfait et que la route de chacun aura été prise en compte », a déclaré John Mahama.
Actuellement, sur l’autoroute Accra-Kumasi, de nouvelles tracés pour la nouvelle superautoroute à 6 voies et contournements sont lancées visant à relier les régions clés. Des autoroutes d’Accra, Kumasi, Takoradi, Tamale, Sunyani, Techiman, figurent sur la liste des principaux axes à réhabiliter afin de fluidifier la circulation
Des routes interrégionales sont aussi inscrites sur le programme, notamment Keta – Denu – Ho – Have – Kpando – Worawora – Dambai. Aburi-Nsawam – Adeiso – Bawjiase – Agona Swedru – Mankessim, Bunkpurugu – Nakpanduri – Walewale – Wiasi – Wa. Berekum – Sampa-Banda Ahenkro-Nouveau Longoro-KintampoPrang. Agogo – Dukusen – Anyinofi – Seneso – Atebubu. Busunu-Daboya -Yagaba -Fumbisi -Sandema- Chuchuliga.
Lire aussi : Togo- L’état de santé physique et mentale de Mme GNAKADÉ se dégrade dangereusement
Le coût de l’aménagement accéléré des infrastructures est estimé à 10 milliards de dollars américains pour stimuler la création d’emplois, construire, réhabiliter et étendre les systèmes d’approvisionnement en eau afin de garantir un accès durable et équitable à l’eau potable pour toutes les communautés.
Le système hydraulique est aussi pris en compte dans le programme. De Ho et les zones de captage environnantes, le système transfrontalier de Sogakope et les systèmes de Kpeve et Hohoe, Tamale et les zones de captage environnantes, Yendi, Sang et les bassins versants environnants; Savelugu, Pong-Tamale, Diare et les environs; développer les barrages polyvalents de Nasia, Nabogu et Pwalugu pour soutenir l’agriculture toute l’année.
La ligne ferroviaire fait également partie des rénovations en cours, notamment du corridor ouest qui est actuellement en partenariat avec le secteur privé pour transporter des marchandises et des passagers par voie ferrée vers les principales villes le long du corridor ouest et le port pour l’expédition.
Lire aussi : Togo- D’autres syndicats du port font pression sur SYAPAL pour arrêter la grève
La ligne ferroviaire du corridor Est jusqu’à la ville nodale de Kumasi est à aussi à moderniser et à étendre vers le nord pour les services de fret et de passagers avec la participation active du secteur privé.
Le projet Big push compte fournir des services de métro léger urbain à Accra, et de banlieue en tant que partie intégrante des lignes de corridor ouest et est de Kumasi et Takoradi.
Pour rappel, le président Mahama avait posé la première pierre du projet en 2016, et les travaux avaient été interrompus après son départ du pouvoir. Sur le site du corridor Navrongo–Chuchuliga– Tumu dans la région du Haut-Est, il a déclaré : « Je suis donc heureux d’être de retour ici, et cette fois-ci le projet est mis en œuvre dans le cadre du programme Big Push, dès la présentation des certificats, le paiement est garanti sous 30 jours. Les entrepreneurs reçoivent leur argent et peuvent reprendre le travail. J’espère que d’ici 2028, la totalité du tronçon allant d’ici à Wa sera achevée ».
Lire aussi : Togo- Comment Faure Gnassingbé investit le territoire de forces étrangères au détriment des militaires togolais
Au Ghana, le « Big Push », un très vaste projet du président Mahama ne se résume donc pas à une course aux kilomètres de bitume. Derrière ces grands chantiers, c’est toute une ambition économique qui se dessine. Reste désormais au gouvernement Mahama à transformer ces promesses et ces chantiers en infrastructures durables, capables de produire des résultats bien au-delà de son mandat.