Des universitaires veulent se substituer aux juges de la Cour de justice de la CEDEAO, alors même que le régime de Faure Gnassingbé a évité tout débat public avant le changement constitutionnel. La décision de la justice communautaire faisant très mal aux tenants du pouvoir de Lomé, ces derniers font appel aux « universitaires alimentaires » (un terme de l’homme de la rue pour désigner des personnes qui arrêtent de réfléchir devant des espèces sonnantes et trébuchantes) pour redorer le blason.
Et donc du 29 au 30 octobre 2026, ces universitaires organisent un colloque international contre l’arrêt de la justice de la CEDEAO qui qualifie le changement constitutionnel de 2024 qui a basculé le Togo dans la cinquième République de « changement inconstitutionnel de gouvernement ».
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La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas A Ma Constitution » dénoncent cette supercherie sortie du laboratoire d’un régime aux abois.
Pour ces organisations, c’est « une démarche qui risque de transformer un colloque universitaire en tribune destinée à contester la Cour et à tenter de préparer l’opinion à l’ancrage d’une Ve République illégale ».
« Le débat académique est légitime ; cependant, il ne saurait servir à neutraliser une décision judiciaire ou à éviter d’en tirer les conséquences qui s’imposent, en l’occurrence l’ouverture d’une période de transition suivie d’assises nationales pour refonder la République », font-elles remarquer.
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Depuis la publication de cette décision de la Cour de justice de la CEDEAO, le régime de Faure Gnassingbé s’est mis en transe et va d’agitation en agitation pour tenter de se donner bonne impression. « Les réactions successives du pouvoir — contestation de la compétence de la Cour, minimisation de la portée de son arrêt, puis appel au dialogue de dupes — ne répondent pas à la question essentielle : comment garantir le respect de l’État de droit et la volonté du peuple togolais ? ».
En faisant remarquer que « la tentative de discréditer la Cour risque également d’affaiblir la confiance dans les institutions régionales et continentales de protection des droits », ces organisations appellent le peuple togolais à être mobilisé pour défendre l’Etat de droit et à répondre à la « Journée Patriotique d’Avertissement » annoncée pour le 20 novembre 2026