Pendant que l’Assemblée nationale 108/5 de Faure Gnassingbé s’apprête à entrer en fonction, des voix continuent de s’élever au milieu de la majorité pour dénoncer le coup d’Etat constitutionnel qui favorise cette situation. Un collectif d’Organisations de la société civile appelle les Togolais à la mobilisation pour arrêter ces velléités de pouvoir à vie au Togo.
Au Togo, un collectif d’organisations de la société civile rejette la nouvelle constitution promulguée le 06 mai dernier par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis près de 20 ans. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Lomé, ces organisations ont dénoncé cet acte qui est une « haute trahison », et appelé à la mobilisation populaire.
« La promulgation de la nouvelle constitution est un acte de haute trahison, un nouveau coup d’État constitutionnel perpétré par le régime afin de se maintenir au pouvoir et de saper définitivement les aspirations profondes et légitimes du peuple à une alternance démocratique au Togo », a indiqué le collectif dans sa déclaration liminaire.
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Les responsables de ces organisations de la société civile s’opposent fermement à la « monarchie républicaine » que le régime des Gnassingbé tente d’imposer aux Togolais. Ils invitent le « peuple souverain » à se mobiliser pour barrer la route à ce pouvoir « despotique », comme ce fut le cas en 1958, en 1990, en 2012 ou en 2017. « Ce 4e mandat doit être le dernier. L’alternance est nécessaire et elle sera salvatrice », ont-ils affirmé.
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Pour soutenir cette perspective, le collectif appelle à un gigantesque meeting populaire le dimanche 26 mai 2024 à Lomé. « Sortons de nos maisons, de nos quartiers et de nos lieux de culte et soyons encore plus nombreux à ce meeting pour dire STOP à cette honteuse machination contre le Peuple togolais », a indiqué Prof David Dosseh, l’un des responsables de ce collectif.