La bataille contre la constitution taillée sur mesure pour Faure Gnassingbé, puis votée par un parlement illégitime et promulguée en mai dernier, reste d’actualité pour plusieurs leaders d’opinion et responsables de partis politiques du Togo. Nathaniel Olympio, Président du Parti des Togolais et 1er porte-parole du Front « Touche Pas à Ma Constitution » revient sur la nécessité de « combattre cette nouvelle constitution jusqu’au bout ».
« C’est un coup d’Etat constitutionnel qui a été opéré et on ne peut pas l’accepter », martèle le Président du Parti des Togolais, invité à une émission d’une chaine de télévision privée. Alors que le régime au pouvoir considère la constitution controversée du 6 mai 2024 comme un acquis et a mis en place un gouvernement dit transitoire dont les objectifs demeurent flous, la contestation ne faiblit pas.
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Et ce malgré la répression continuelle et la restriction systématique du droit fondamental de manifestation reconnu aux Togolais.
Nathaniel Olympio a, de nouveau, prêté sa voix à la contestation de cette nouvelle constitution dite de la « IVème République ». Pour le 1er porte parole du Front « Touche Pas à Ma Constitution », non seulement ce texte « a été fait contre les Togolais », mais il a été pris pour que « Faure Gnassingbé ne participe plus à des élections mais continue de garder le pouvoir ».
Avec cette manœuvre, le régime RPT/UNIR occulte totalement les prochaines élections présidentielles censées se tenir en février 2025.
Pour le leader du Parti des Togolais, le « régime traite le peuple togolais comme un ennemi » à travers ce changement constitutionnel.
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En plus de « la répression et l’usage excessif de la force qu’on inflige aux citoyens togolais », il ne s’agit que « d’une déclaration de guerre au peuple togolais », a indiqué Nathaniel Olympio tout en appelant à « combattre la nouvelle constitution jusqu’au bout ».
Il faut noter que depuis le 06 mai dernier, le Togo est devenu une curiosité politique en Afrique par la décision de Faure Gnassingbé de basculer le pays dans un régime parlementaire avec un poste de Chef d’Etat sans véritable pouvoir, sautant ainsi une constitution votée par le peuple en 1992.
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Et comme l’a indiqué le responsable du Parti des Togolais, il ne fait aucun doute que l’objectif de toutes ces manœuvres est de permettre à Faure Gnassingbé de garder le pouvoir indéfiniment.