Malgré la restriction systématique de l’espace public et le contrôle des médias par l’intimidation des journalistes, certains acteurs de la vie politique et sociale réussissent à porter leurs voix au-delà des frontières togolaises. La situation des détenus politiques ainsi que le changement soudain de la constitution togolaise par le pouvoir de Lomé inquiètent plusieurs groupes parlementaires européens.
Le regroupement de partis politiques et d’Organisations de la Société Civile « Touche Pas A Ma Constitution » abat un énorme travail en faveur de la libération des « 93 détenus politiques » identifiés dans les prisons togolaises.
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A travers un communiqué de presse en date du 25 novembre 2024, il a fait le point sur une importante solidarité internationale qui se met en place afin d’amener le régime RPT/UNIR à lâcher du lest pour permettre l’avènement d’une démocratie moderne au Togo.
Le front « Touche Pas A Ma Constitution », dans cette communication, salue l’intervention de l’eurodéputé néerlandais, Fernand Kartheiser, qui a saisi le 07 novembre dernier par correspondance officielle l’ambassadeur du Togo en Belgique, sur la situation des 93 personnes dont des manifestants pacifiques et des défenseurs des Droits Humains, détenues ; ceci en violation de la Constitution togolaise, des engagements internationaux du gouvernement et de la Charte Africaines des Droits de l’Homme et des Peuples.
Le député européen soulignant ses préoccupations sur le sort des détenus après le décès de 9 d’entre eux, interpelle vivement les autorités togolaises entre autres :
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- à libérer immédiatement et inconditionnellement les personnes détenues pour activités politiques ;
- à mettre fin aux arrestations arbitraires ;
- à réaffirmer l’engagement du Togo envers les principes démocratiques.
Toujours dans le cadre du respect des Droits Humains, notamment les droits élémentaires politiques et civiques des citoyens togolais, un groupe parlementaire de plus de 40 partis politiques européens dénommé « European Left » a fermement pris position en faveur des détenus politiques : « Nous soutenons les démocrates togolais et exigeons la libération des 93 prisonniers politiques. Les décisions de la CEDEAO doivent être respectées. Halte aux violations des Droits de l’Homme et vive la Justice ! ».
Le communiqué de presse fait cas également de l’intervention de la Vice-présidente de l’Assemblée Nationale française, Nadège Abomangoli, qui a clairement dénoncé le changement soudain du régime politique et de la Constitution du Togo par les dirigeants actuels « afin de réserver le pouvoir à eux-mêmes ».
Le député français garantit le soutien de son parti aux initiatives, dont celles du front « Touche Pas A Ma Constitution », qui défende la souveraineté des peuples.
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Ces multiples réactions internationales viennent prendre à contrepied la position du régime de Lomé qui se réfugie dans un total déni des violations flagrantes des Droits de l’Homme et des principes élémentaires de démocratie.