La 19ème édition de la Foire Internationale de Lomé a démarré depuis le vendredi 22 novembre dernier au Centre Togolais des Expositions et des Foires (CETEF) de Lomé. Au grand dam des exposants venus faire des affaires, ce sont plutôt les tenanciers de stands où se commercialisent les boissons et nourritures qui engrangent des revenus grâce à la jeunesse venues faire la fête.
Face à la récurrence des plaintes des exposants qui, depuis quelques éditions de la Foire Internationale de Lomé, se plaignent des mauvais résultats de leurs participation à l’évènement, les organisateurs leur ont opposé une argumentation consistant à dire que la foire est une opportunité d’affaires, d’échanges et de découverte entre les participants. Il ne s’agit pas forcément d’une rencontre commerciale destinée à se faire un chiffre d’affaires immédiatement.
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Toutefois, il faut véritablement être niais pour croire que les exposants à cette foire n’y viennent pas pour vendre leurs produits. D’ailleurs la rhétorique ne change pas ; et ceux-ci continuent de se plaindre de mévente.
Mais si les affaires ne sont pas très bonnes pour une grande partie des exposants, une certaine catégorie arrive à sortir la tête de l’eau. Il s’agit des stands de commerce de boissons et de nourriture, lesquels font drainer une grande foule constituée particulièrement de la jeunesse.
En effet, à cette 19ème édition de la Foire Internationale de Lomé, les jeunes se mobilisent en groupes pour y aller faire la fête. Et quand on observe l’atmosphère qui y règnent, on se croirait parfois en discothèque ou encore une sorte de « rave party » à l’africaine avec de la danse et des boissons au menu.
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Un jeune homme, rencontré sur le site de Togo 2000 où se tient la foire, a avoué qu’il s’agit de l’évènement annuel qui leur permet de se défouler et se distraire. D’ailleurs, ce dernier faisait partie d’un petit groupe habillé de manière excentrique pour selon eux-mêmes faire du « fashion ».
C’est également le lieu de petites rencontres amoureuses entre les jeunes gens qui se baladent entre les stands, jetant de petits sourires aux exposants faute d’avoir les moyens financiers pour s’offrir les produits exposés.
A l’analyse de ce qui passe à la foire internationale de Lomé, on peut comprendre que cette jeunesse de la capitale a faim d’infrastructures sociales leur permettant de découvrir et canaliser leurs besoins d’expression culturelle dans un but d’épanouissement intégral de leur personne.
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Au sein de la capitale du Togo, l’unique espace dédié aux concerts est le petit « Palais des Congrès ». Dès fois, ce sont les deux stades de football qui sont mis à contribution ou encore le site de Togo 2000 lui-même pour des évènements culturels et de loisirs.
Cet énorme échec de la politique du régime en place explique le fait que la jeunesse investisse la foire internationale de Lomé pour en faire un lieu de fête. Les organisateurs ne peuvent d’ailleurs rien faire pour éviter cela, au risque de voir cet évènement se transformer en un véritable désert où les exposants se réduiraient à se ronger les ongles.