Les alternances politiques fusent de partout en Afrique de l’Ouest comme pour donner des leçons à Faure Gnassingbé et les institutions fantoches à sa botte au Togo. La nouvelle leçon est venue ce week-end des voisins ghanéens qui ont réussi pacifiquement une alternance avec un vote et des résultats en 48 heures.
Au moment où le régime RPT/UNIR de Faure Gnassingbé multiplie les stratégies pour museler l’opposition togolaise ainsi que les Organisations de la Société Civile et autres associations politique, les mouvements géopolitiques internationaux semblent s’acharner à montrer au pouvoir togolais que le processus de l’alternance politique au sommet des Etats est irréversible.
Il est de plus en plus difficile aux Chefs d’Etats, particulièrement en Afrique de l’Ouest, de tordre le coup aux Constitutions ou aux institutions de la République afin de se maintenir au pouvoir. Ce n’est évidemment pas l’envie qui leur manque quand on analyse les tentatives menées par Macky Sall à la fin de son deuxième et dernier mandat.
Le Ghana vient de vivre un week-end électoral exceptionnel avec à la clé l’élection John Dramani Mahama, celui-là même qui avait dirigé le pays de juillet 2012 à janvier 2017.
L’accession à la magistrature suprême de John Dramani Mahama en juillet 2012 était consécutive au décès du président élu John Atta Mills, mais son pouvoir a été consolidé en décembre de la même année par une élection présidentielle face à l’actuel président sortant Nana Akufo-Addo.
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En décembre 2016, après l’exercice d’un seul mandat, John Dramani Mahama perd les élections face au Chef de l’opposition ghanéenne Nana Akufo-Addo. A l’époque, il s’est facilement retiré et avait même assisté à l’investiture de son adversaire politique.
Depuis, John Dramani Mahama a pleinement assumé son statut d’opposant politique à Nana Akufo Addo qui après deux mandats exercés, ne pouvait plus se représenter aux élections de cette année. Malgré une campagne électorale très tendue, la démocratie ghanéenne a encore démontré toute sa vitalité ce week-end des 7 et 8 décembre 2024 avec le retour aux affaires de l’ancien président ghanéen.
Une bonne leçon de démocratie pour le régime cinquantenaire de Lomé
Evidemment, les Togolais lorgnent avec un certain espoir depuis quelques heures la magnifique histoire que viennent d’écrire les Ghanéens. C’est un secret de polichinelle que de nombreux togolais ont de la famille au Ghana. Cela explique les expressions de satisfaction et de joie observées de part et d’autre au sein de la population togolaise.
Du côté du pouvoir togolais où l’idée de laisser le peuple choisir librement ses dirigeants est inadmissible, la scène offerte par le Ghana ne doit pas être très agréable à voir. Car à l’évidence, le contraste du déni de la démocratie au Togo et la vitalité démocratique chez les voisins est de plus en plus saisissant.
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Ce soir, la principale leçon du Ghana à Faure Gnassingbé et ses amis de RPT/UNIR, c’est qu’il est possible de quitter par les urnes et y revenir par les urnes.