« La France ne saurait accréditer sur son territoire une personne impliquée dans de nombreux cas d’atteintes graves aux droits de l’Homme et nommé ambassadeur par le régime de Lomé », tel est l’objet du courrier adressé par la Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO) au ministre français des Affaires étrangères en réaction à la nomination du Colonel OURO-Koura Tchagara AGADAZI au poste d’ambassadeur du Togo en France.
C’est un secret de polichinelle que le régime RPT/UNIR du Togo incarné par Faure Gnassingbé se caractérise par une culture assumée de l’impunité et surtout de promotion de ses « fidèles » qui aident à son maintien par l’oppression du peuple. Il l’a une fois de plus prouvé en nommant le Colonel Ouro-Koura AGADAZI ce 13 février au poste d’Ambassadeur du Togo en France.
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Face à ce nouvel affront fait au peuple togolais, CODITOGO saisit le Quai d’Orsay d’abord sur les « implications » de ce colonel de l’armée togolaise « dans les violences politiques et les graves violations des Droits de l’Homme au Togo de 1990 à 2017 », et dont le nom est cité dans de multiples rapports d’Organisations internationales et nationales de Défense des Droits Humains.
La Coalition invite ensuite la France à travers son ministère des Affaires étrangères, en sa qualité de « pays des Droits de l’Homme et des Libertés » à récuser la nomination du Colonel Ouro-Koura AGADAZI pour éviter de « dérouler le tapis rouge à un criminel » sur son territoire.
En appui à sa requête au Chef de la Diplomatie française, CODITOGO rappelle le très récent passé sulfureux du Colonel « fidèle » de Faure Gnassingbé.
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Il s’agit entre autres de « son implication dans la répression sanglante et l’assassinat de militants de l’opposition au rond-point du Port Autonome de Lomé dans les années 1991, 1992 et 1993 sous les ordres du Commandant Narcisse Yoma DJOUA » alors qu’il était en poste à la Marine togolaise.
Ensuite ses expéditions meurtrières en 2005 à l’accession de Faure Gnassingbé, confirmées par le rapport de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) qui cite nommément le colonel AGADAZI : « M. Agadazi avec une équipe de milices et 7 bérets rouges, qui s’étaient chargée de la répression à Komah, Dadambara, Kparato et Tchalo ».
CODITOGO rappelle également les propos tenus publiquement en 2017 par le Colonel AGADAZI et les expéditions punitives qu’il a menées à l’époque ministre de l’Agriculture, dans les villes de Sokodé et de Bafilo toujours marquées par le trauma des massacres qui s’y sont déroulés.
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La Coalition n’a pas manqué de rappeler à la Diplomatie française, les procédures judiciaires menées par les juridictions pénales de la France contre les auteurs du génocide rwandais refugiés sur son territoire. Il serait alors incompréhensible d’accueillir le Colonel AGADAZI sur lequel il ya une telle charge d’atteintes aux Droits Humains, et à plus forte raison en qualité de diplomate.
A travers ce courrier dont ampliation a été faite au Palais de l’Elysée, au Groupes Parlementaires des deux chambres du Parlement français ainsi qu’aux médias, la France est invitée à protéger son image aux yeux du peuple togolais, et plus généralement à éviter de renforcer l’idée ancrée dans l’opinion des peuples africains, celle qui fait de l’Hexagone le « complice des dictateurs africains ».