L’Angola a mis fin à sa médiation suite à la rencontre entre les présidents rwandais et congolais au Qatar, les multiples sommets des Etats de l’EAC et du SADC; tous ces efforts diplomatiques démontrent que la crise à l’Est de la RDC est très enlisée. Les infortunes répétées dans les tentatives de résolution de la crise sont criardes, tout comme la mainmise du M23 sur les provinces du Kivu.
Les trois décennies de crise à l’Est de la RDC avec des conséquences humanitaires catastrophiques et une perspective de résolution toujours incertaine, révèle son côté résistant, complexe et chronique. La ronde des acteurs locaux, régionaux et internationaux pour apaiser les tensions semblent heurter des facteurs tels que la corruption, la mauvaise gouvernance, les intérêts économiques contradictoires et les rivalités régionales.
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Le dialogue entre le gouvernement congolais et le M23, qui devait avoir lieu à Luanda, n’a pas pu se tenir. La rencontre surprise entre Kagamé et Tshisekedi au Qatar a créé des interrogations selon l’avis des experts de la géopolitique sur les intentions réelles des deux dirigeants.
D’ailleurs, dans les couloirs du palais angolais, il circule que Luanda a mal digéré le face-à-face entre Tshisekedi et Kagame à Doha le 18 mars alors qu’il se tenait déjà en Angola les discussions en vue de régler les conflits.
Cette semaine, les Etats de l’EAC et du SADC ont tenu leur deuxième sommet toujours sur le défi sécuritaire à l’Est entre la RDC et le Rwanda. La position de la RDC à cette réunion reste inchangée; elle exige un cessez-le-feu immédiat et le retrait total des rebelles, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
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Elle demande une évacuation complète des zones encore occupées. « Aucun autre drapeau que celui de la RDC ne peut flotter sur notre territoire », a déclaré le président congolais.
A l’issue de cette réunion que le Rwanda trouve réussie, il a été désigné un groupe de cinq anciens chefs d’Etat comme médiateurs à l’instar de Olusegun Obasanjo du Nigéria, Uhuru Kenyatta du Kenya, Kgalema Motlanthede l’Afrique du Sud, Catherine Samba Panza de la Centrafrique et Sahle-Work Zewde de l’Éthiopie.
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Une nouvelle approche s’offre donc à la résolution de la crise. En attendant de voir les nouveaux médiateurs à l’œuvre, la situation dans les zones contrôlées par le M23 reste tendue. Les forces armées congolaises restent en alerte en cas de nouvelles attaques des rebelles.