« Faure Gnassingbé, dégage ! », « Non à la monarchisation au Togo », « 5e République ou pas, Faure va quitter »… Voilà quelques-uns des messages sur des pancartes brandis par des Togolais à Bruxelles ce samedi lors d’une grande mobilisation contre le régime de Faure Gnassingbé qui veut s’éterniser au pouvoir.
Ces manifestations sont organisées simultanément à New York, Montréal et Québec. A Bruxelles, ils sont des centaines à se retrouver sur une place non loin du parlement européen pour crier leur ras-le-bol contre la dictature qui a pris en otage le Togo.
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Selon un compatriote qui est venu depuis la Suisse pour participer à la manifestation à Bruxelles, Kodjo l’Africain, au Togo, c’est la prison, la mort ou l’exil que le régime en place réserve à tous ceux qui le critiquent. C’est pourquoi un simple poème, poursuit-il, peut envoyer un Togolais en prison depuis plus trois (03) mois.
« C’est à travers ces actions (Ndrl, manifestations) que nous pouvons dénoncer ce qui se fait au Togo contre le peuple togolais, avec une 5e république que le peuple ne veut pas », dit-il.
Pour un autre, Kofi Folikpo résidant en Belgique, personne ne peut sauver le Togo que les Togolais. « Nous devons en finir avec ce régime S nous ne le faisons pas, nous ne sommes pas dignes d’être Togolais. Voir nos populations creuser la terre avant de trouver de l’eau non potable à boire, c’est humiliant. Si Faure Gnassingbé ne part pas, nous sommes prêts à aider nos frères à le chasser. Nous disons non au régime dictatorial de Faure Gnassingbé », a-t-il lancé.
Selon lui, 2025 sonne la fin de son règne. Il précise que le Freedom Togo- MLN ne sera prêt à aucune négociation avec le régime. « Faure Gnassingbé a usurpé le pouvoir en nous chassant en exil ».
Pour Me Raphaël Kpande-Adzaré, également présent à la manifestation à Bruxelles, le régime de Faure Gnassingbé perd le temps aux Togolais. « Faure Gnassingbé a peur de son peuple, il ne veut pas aller devant le peuple et solliciter son suffrage. C’est pourquoi il crée la 5e république. Mais nous disons non à cette 5e République », a-t-il indiqué.
Dans son message, Koffi Yamgnane, président de Freedom Togo- MLN a remercié les participants à ces manifestations et lancé une fois encore un appel aux Togolais de la diaspora et du Togo à rallier ce mouvement pour « l’ultime combat » qui fera dégager Faure Gnassingbé du pouvoir et permettra aux Togolais d’être enfin libres.
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Il a indiqué que le mouvement agit, rassemble et construit pour dire non à la tyranie qui prend le Togo en otage et arrêter la monarchisation du pays. En témoigne, selon lui, les manifestations synchronisées à Bruxelles, à New York, à Montréal et au Qébec.
De nombreux panafricanistes, Congolais, Maliens, Nigériens, Tchadiens et autres étaient aussi présents à la manifestation pour apporter leurs soutiens au peuple frère du Togo. « Soutenir le peuple du Togo, c’est soutenir nous-mêmes. 60 ans de règne d’une famille, ça suffit. D’autres Togolais aussi peuvent diriger le pays. Le peuple a décidé, le peuple gagnera », a déclaré Mme Coulibaly, une Malienne.
Une Tchadienne, qui se présente comme « amazone africaine », a aussi pris la parole au cours de la manifestation de Bruxelles, en retraçant le parcours élogieux de Sylvanus Olympio qui portait à cœur le développement de l’Afrique à travers le rejet du Franc CFA. Elle a appelé la jeunesse togolaise à ne pas baisser les bras et à continuer la lutte jusqu’à la libération totale du Togo.
Des minutes de silence pour la mémoire de ceux qui sont tombés au cours de cette lutte et de tous les prisonniers politiques au Togo et des chants, notamment l’hymne national et la marche républicaine, ont également meublé la manifestation.