« CODITOGO condamne vigoureusement la barbarie primitive exercée par les forces de la police politique du régime de Faure GNASSINGBE sur des manifestants arrêtés lors de la manifestation du 6 juin 2025 à Lomé et le silence coupable de la CNDH ».
La situation des Droits de l’Homme au Togo demeure préoccupante au regard de multiples violations dont est auteur le régime dictatorial qui dirige le pays. Elle a amené la Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO), à adresser ce 18 juin 2025 une lettre ouverte à la Commission Nationale des Droits de l’Homme qui semble faire preuve d’une certaine complaisance dans la mission qui est la sienne.
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Ladite lettre a d’ailleurs fait l’objet d’ampliation à plusieurs chancelleries étrangères et Organisations internationales de Défense des Droits Humains, et au Médiateur de la République.
Préalablement à cette pertinente interpellation faite à la CNDH, CODITOGO a effectué un bref sommaire des pratiques abjectes de violations de droits de l’Homme dont les autorités togolaises sont coutumières, avec un point d’orgue sur les sévices corporels, les bastonnades et les tortures infligées par les forces de l’ordre aux manifestants pacifiques du 06 juin dernier.
La coalition est particulièrement horrifiée par les témoignages de femmes violemment battues et se demande si les auteurs de tels actes ont une « maman » ou une « femme » dans leur vie.
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Pour cette raison « CODITOGO dénonce et condamne fermement ces pratiques barbares, rétrogrades, attentatoires aux sacro-saints principes de dignité et d’inviolabilité de la personne humaine ».
Elle s’étonne du silence de la CNDH, qui a en charge le Mécanisme National de Prévention de la Torture (MNPT), malgré les propos et les preuves présentées publiquement par les victimes.
« Il est, très sidérant, voire inquiétant, que la CNDH, une institution qui se veut indépendante, soit restée jusque-là silencieuse sur des cas constants et avérés d’actes de torture, alors que la Cour de Justice de la CEDEAO a, à plusieurs reprises, condamné l’Etat du Togo pour de tels actes dans plusieurs affaires. Les décisions de condamnation d’actes de torture de cette haute juridiction communautaire ont fait l’objet d’une documentation et ont été transmises, sur sa demande, à la CNDH par l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITO) ».
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CODITOGO, pour être structuré dans sa démarche, a rappelé à la CNDH les bases légales des actions qu’elle devrait mettre en branle en cas d’existence de cas présumés de tortures sur le territoire togolais, notamment l’article 27 de la Loi Organique N°20218-006 du 20 juin 2018, légèrement modifiée le 3 août 2021.
Et malgré ces prérogatives reconnues à la CNDH, dont l’une consiste à la saisine directe du Procureur de la République, CODITOGO fait savoir au bureau actuel de la CNDH piloté par Me Lionel Didi Ohini Kwao SANVEE qu’elle n’a aucune connaissance qu’une action ait été initiée suite aux révélations des victimes du 6 juin dernier.
CODITOGO conclut sa lettre en invitant ce bureau à plus de volonté et de courage à l’image de « certains bureaux précédents » comme ceux des bâtonniers Yaovi AGBOYIBO (1987 – 1990), Ahlonko DOVI (1990 – 1992) et du juge Koffi KOUNTE (2006 – 2012).