Jamais je n’aurais imaginé que tu étais capable de rentrer à Cotonou par un vol spécialement affrété pour toi. Je me souviens comme si c’était hier, lorsque, toi et moi traversions lianes, ronces, étangs, palissades, barrages, checkpoints, passant les frontières fermées de la sous-région pour cause de COVID-19, afin d’installer les premiers foyers de Olofofo.info en gestation.
Parfois sous l’oeil complaisant et intéressé de soldats en faction. Tu aurais pu nous faire bénéficier à l’époque de ta grande notoriété pour nous épargner cette pénible résilience. Juste un avion spécial et le tour était joué.
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Passé, cette frustration passagère, laisse-moi néanmoins renouveler toute ma gratitude et ma fierté de t’avoir comme partenaire, collaborateur, ami, frère et confrère (comme toi je n’ai jamais obtenu la carte professionnelle de la Haac du Bénin, jusqu’à ma retraite annoncée). Rassuré que nous sommes encore, probablement, très loin des requiems, je pourrai te renouveler mon beguin bientôt, de vives voix.
Peut-être de part et d’autre de la barre ou du même côté entre le bagne et la suite de l’aventure commune. Ce ne sont pas les juges d’instruction improvisés par médias et réseaux sociaux improvisés qui parviendront à me faire changer d’avis. Il s’agit de vécus et non de récits fantastiques.
En attendant, beaucoup de Béninois découvrent ou redécouvrent (pour certains), ce jeune homme que tu es et qui se revendique activiste avant de découvrir le journaliste en exil. En effet, Olofofo.info est plus qu’un fait. C’est un journal en ligne qui hante l’espace médiatique sous régional et son promoteur unique n’est rien d’autre que Comlan Hugues Sossoukpè. Un né en exil.
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Le dédoublement entre ta pétulante page Facebook et les pages d’un organe de presse en quête d’audience et de crédibilité n’était pas si aisé, j’en conviens. Mais, ce fut une sacrée aventure qui est loin d’avoir connu son épilogue même s’il accuse momentanément le coup à lui porter après ton extraordinaire voyage du 10 juillet 2025 entre Abidjan et Cotonou. Un mystère ! Après celui de l’autre, Steeve, le kidnappé entre Lomé et Cotonou, en l’intervalle d’un an environ.
Entre le flot des inimitiés déversées sur la toile et les nombreuses marques de soutien des organismes de défense de la profession de journalisme dont Rsf, c’est la prose de la Directrice de cabinet adjointe du ministre ivoirien de la Transition numérique et de la digitalisation à ton égard, Hugues, qui m’excite à chaque fois que mes yeux s’y posent. On y lit ceci :”Nous avons le plaisir de vous inviter à prendre part à l’Ivoire Tech Forum en qualité de journaliste reconnu de la sous-région, représentant Olofodo.info afin d’assurer une couverture médiatique de qualité et de contribuer à la visibilité des initiatives portées dans le cadre de ce forum”.
Je n’ose toujours pas croire que cette belle littérature n’était qu’un traquenard. Ce qui est écrit est écrit; ce qui est dit est dit…
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Sacré frangin ?
Arimi Choubadé éditorialiste Olofofo.info