Home Société Togo- Grève : quand SUNU Bank Togo défie les lois de la République et les conventions internationales sur le Travail

Togo- Grève : quand SUNU Bank Togo défie les lois de la République et les conventions internationales sur le Travail

by Kossi LAMBA
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Aucune porte de sortie en vue au soir du 1er jour de grève du secteur des Banques et Assurances au Togo. Au contraire, la situation semble s’enliser suivant le point présenté par les syndicats SYNBANK et SYNASSUR qui dénoncent un service minimum imposé illégalement aux employés et des provocations de l’actuelle direction de SUNU Bank Togo.

Le point fait du 1er jour de la grève de 72 heures par voie de communiqué des deux principaux syndicats des Assurances et des Banques du Togo ne laisse pas entrevoir de solutions aux problèmes à l’origine de mouvement social.

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La lecture de ce communiqué révèle deux éléments majeurs qui ne militent pas en faveur d’une sortie de crise : l’un de ces éléments résulte d’une attitude particulière et dangereuse des dirigeants de SUNU Bank Togo et l’autre est observé auprès de tous les autres établissements bancaires et compagnies d’assurances.

Au sujet du premier élément, les syndicats ont noté ce mercredi 24 septembre 2025 qu’au lieu d’envisager des mesures d’apaisement, « les dirigeants de SUNU Bank Togo ont encore envoyé des huissiers au siège de SYNBANK pour constater la présence de leurs employés à l’Assemblée Générale organisée par les syndicats ».

Cette attitude est interprétée par les syndicats comme une intimidation pure et simple de tous les travailleurs du Togo par les dirigeants de SUNU Bank Togo qui, depuis le début de ce bras de fer, semblent avoir un feu vert pour violer les libertés et les droits humains garantis par la Constitution de la République Togolaise.

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« Cette attitude de menacer constamment les travailleurs par certains employeurs montre à suffisance que les dispositions de la convention N°29 ratifiée par le Togo et relative à l’abolition du travail forcé n’est plus une réalité à SUNU Bank Togo et dans d’autres institutions de la corporation », lit-on dans le communiqué des syndicats qui observent que les dirigeants de SUNU Bank Togo demeurent dans un défi permanent vis-à-vis du SYNBANK et de ses organisations d’affiliation.

Les dirigeants de SUNU Bank Togo ont-ils reçu également l’autorisation d’intimider les travailleurs du Togo ? s’interrogent le SYNBANK et le SYNASSUR.

Dans tous les cas, les bureaux exécutifs des deux syndicats invitent les camarades à leur faire parvenir tous les éléments de preuve de menaces et intimidations.

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Le second élément qui risque d’enliser la crise ressort d’un communiqué de SUNU Bank Togo informant la clientèle de la mise en place d’un service minimum, ceci en violation une fois de plus des dispositions légales en la matière.

L’instauration d’un service minimum devrait résulter de discussions préalables avec les patronats APBEF-Togo et CAT. Ce qui n’a pas été le cas selon les déclarations du SYNBANK et du SYNASSUR.

Plus généralement, la mise en place d’un service minimum a été observée auprès de plusieurs établissements bancaires à ce 1er jour de grève. Ce service est assuré en grande partie par le personnel externalisé (les employés des sociétés de placement auprès des Banques) dont le statut demeure précaire. Ces employés dont le contrat de travail peut être résilié très facilement ne peuvent participer à ce mouvement de grève sans une crainte de représailles des établissements financiers qui les accueillent. Ils ont de gré ou de force, suppléé les agents permanents des Banques qui étaient au siège du SYNBANK pour observer le mot d’ordre de grève.

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Malgré ces faits dénoncés par les syndicats, ceux-ci notent que des banques et compagnies d’assurances sont restées fermées sur toute l’étendue du territoire et remercient les camarades pour leur forte mobilisation.

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