Fait incroyable découvert dans les documents fournis par les responsables du Port Autonome de Lomé. La disparition de plus de 7 milliards de francs CFA remis à un notaire pour indemniser les collectivités propriétaires fonciers des domaines du port.
Ce sont 7 milliards 37 millions de francs CFA remis au notaire, Me Adjoa Hundt Acquereburu pour indemniser ces collectivités propriétaires. « Il n’existe à ce jour aucune preuve du versement des fonds décaissés aux collectivités en question exposant le port à des poursuites judiciaires », indique le rapport.
Les auditeurs ont demandé le document du contrat entre le notaire et le port, mais n’ont pu l’avoir. Ils ont toutefois recommandé « la vérification de l’effectivité de ces indemnisations auprès du notaire et des administrations concernées afin de tirer les conséquences juridiques et comptables des résultats de ses vérifications ».
Par ailleurs, l’audit a révélé que le Port Autonome de Lomé a versé dans le cadre des travaux de voiries internes 3 milliards 953 millions de francs CFA à titre d’avance à l’entreprise CECO BTP.
Mais les travaux n’ont pas été exécutés par l’entreprise. Celle-ci a remboursé la somme de 2 milliards de FCFA au port.
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« Le PAL a alors appelé la garantie de SOCIÉTÉ GÉNÉRALE pour solder l’avance versée. Ce processus n’est cependant pas allé à son terme puisque suite à une décision du Conseil d’administration du 17 avril 2019, le reliquat de l’avance versée a été passé comptablement en perte sans faire appel totalement à la garantie bancaire et en contrepartie d’une collaboration future avec l’entreprise CECO BTP », souligne le rapport.
Les auditeurs proposent donc au PAL d’exercer « les voies légales de recours afin de recouvrer le montant du reliquat des avances ».