Malgré une décision de justice qui a prononcé leur libération, ils sont maintenus en prison jusqu’à ce jour. Les treize (13) détenus de la prison civile de Lomé ont entamé une grève de la faim pour exiger l’application d’une décision judiciaire ordonnant leur remise en liberté provisoire sous contrôle judiciaire. Arrêtés en 2018 à la suite des manifestations contre le pouvoir togolais, ils avaient été condamnés à dix ans de prison.
Le 18 février 2026, la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a pourtant rendu un arrêt favorable à leur libération provisoire. Mais plusieurs semaines après cette décision, les détenus restent dans les liens de détention à la prison civile de Lomé.
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Leur avocat, Me Darius Atsoo, dénonce une situation « totalement contraire au code de procédure pénale » et estime que ses clients sont maintenus dans une forme de détention arbitraire.
Malgré des démarches auprès de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et du ministère de la Justice, aucune mesure concrète n’a été prise.
Cette affaire ravive les critiques récurrentes sur le respect des droits fondamentaux au Togo. En 2023 déjà, la Cour de justice de la Cédéao avait demandé la libération de ces prisonniers.
Au-delà de ce dossier, les conditions de détention dans les prisons togolaises continuent d’inquiéter les organisations de défense des droits humains. La prison civile de Lomé, régulièrement pointée du doigt, souffre d’une surpopulation chronique, d’un manque d’hygiène, d’un accès limité aux soins médicaux et d’une alimentation insuffisante.
Plusieurs rapports dénoncent également la promiscuité extrême et les longues détentions préventives qui aggravent la situation des détenus.
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La grève de la faim engagée par ces treize prisonniers apparaît ainsi comme un cri d’alerte face à une justice jugée lente et à des conditions carcérales souvent qualifiées d’inhumaines.