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Togo- D’autres syndicats du port font pression sur SYAPAL pour arrêter la grève

by Isidore kouwonou
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Le calme apparent observé sur le site du Port autonome de Lomé depuis ce matin, dû à la grève des agents, n’est que la partie visible d’un scénario que ne supportent pas les grévistes. Non loin du quai silencieux et des grues immobiles se déroulent des machinations dans des bureaux climatisés pour obliger les travailleurs à reprendre le travail. Ce qui choque dans tout cela, c’est le soutien de certains syndicats du secteur, notamment ceux des dockers, à la direction générale du Port autonome de Lomé au détriment de leur camarade Syndicat des agents du port autonome de Lomé (SYAPAL).

Une pression énorme est exercée actuellement sur le SYAPAL pour arrêter la grève. Lors d’une réunion en pleine grève ce matin au port, des responsables de SYNADOCKTO, SYNLIDOCKTO, SYNREDOCTO, SYDOCKT (tous des syndicats des dockers du Togo) prennent fait et cause pour la direction générale.

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Au cours de la réunion en présence du chef service du port, ces syndicats ont indiqué aux grévistes qu’ils jouent avec le feu. Ils ont surtout adressé leurs menaces à l’endroit des travailleurs professionnels qui, selon eux, ne doivent pas se mêler de cette grève parce qu’ils auraient un contrat particulier.

« Ce que notre confrère (Ndlr, SYAPAL) demande, nous savons tous que c’est de bonne guerre, c’est bon pour nous tous. Mais nous sommes toujours dans les négociations. Et si j’ai quelque chose à vous dire, c’est que je préfère qu’on fasse profil bas. Nous allons à ces négociations et on vous reviendra avec de meilleur message qui pourra nous soulager tous. Mais si nous devons faire notre volonté, parce qu’une organisation syndicale qui est notre confrère a lancé une grève et que nous, nous ne sommes pas signataires, nous ne voulons pas que lorsque les conséquences vont arriver, vous serez les mêmes personnes à venir demander pardon », a indiqué au cours de la réunion un des responsables de ces syndicats que les agents du port taxent de vendus.

Selon lui, les discussions avec les autorités portuaires ont avancé et ils sont confiants d’un dénouement heureux. Un argument sur lequel a bondi un des gréviste en lui demandant pourquoi cette avancée dans les discussions n’ont pas été communiquées aux travailleurs ou à SYAPAL qui a lancé la grève. La réponse n’a été qu’un alignement de subterfuges de la part de ces syndicats qui tentent de couper l’herbe au pied de leurs camarades.

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« Nous ne savons pas que la grève allait prendre cette ampleur. L’émotion a pris le dessus », répond l’un des responsables des « syndicats vendus ». Et un autre de renchérir en déclarant aux grévistes qu’ils (Ndlr, les responsables syndicaux) ne peuvent pas tout le temps leur parler de ce qu’ils discutent avec la direction générale.

Mais ce que les travailleurs ne comprennent pas, c’est pourquoi ces syndicats n’associent pas le SYAPAL dans leurs démarches au point où fatigué du dilatoire de la direction générale, ce dernier a fini par lancer la grève. Selon les travailleurs, ces autres syndicats sont manipulés par la direction générale pour saboter la grève. « Cela a été toujours le cas au port autonome de Lomé. C’est triste », regrette un travailleur.

Actuellement, les agents grévistes sont sur le site et attendent de voir lequel de leurs collègues va outrepasser le mot d’ordre et accepter d’aller travailler. « Nous sommes là, nous surveillons ».

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Pour le chef service du port, il n’est pas question que les agents restent sur le site tout en refusant de travailler. « Ceux qui veulent travailler, vous pouvez aller travailler. Mais ceux qui ne veulent pas travailler peuvent partir. Vous ne pouvez pas rester ici et envoyer des messages d’intoxication dehors », menace le chef service qui accuse les agents d’envoyer des vidéos et images aux journalistes, notamment à Ferdinand Ayité.

Les agents grévistes, de leur côté, refusent de quitter le site. « Nous attendons nos collègues qui vont prendre le service à 14 heures pour voir s’ils vont respecter le mot d’ordre grève. Ils ont l’obligation de maintenir la dynamique ».

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