Suite à un ultimatum ferme des autorités togolaises pour déguerpir de la plage de Lomé, tous les opérateurs économiques privés ont procédé à l’enlèvement des installations et aménagements faits par eux-mêmes pour mettre en valeur ce lieu, et avec à la clé des centaines d’employés qui se retrouvent au chômage. Et depuis bientôt deux mois, rien n’y est fait. La zone est devenue comme par le passé un repaire de délinquants où règne le non droit, comme l’ont souhaité les dirigeants togolais.
A défaut de disposer de parcs publics de divertissement, de bibliothèques modernes ou de centres aérés accessibles au public au sein de la capitale togolaise, les zones aménagées par les opérateurs économiques privées à la plage restaient les seuls endroits où les Togolais pouvaient se changer les idées.
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Au-delà cette évidente utilité, la présence de ces opérateurs économiques contribuait à une sécurisation de la plage devenue fréquentable même jusque tard dans la nuit.
Par ailleurs, ces activités qui se déroulaient sur la place offraient des emplois à plusieurs centaines de personnes dont des musiciens, des serveurs, des nettoyeurs, des agents gardiens des véhicules des usagers et des vendeurs ambulants.
Malgré tous ces atouts, le gouvernement antisocial et aveugle à la tête du Togo a décidé de déguerpir manu militari les exploitants et leurs installations. Et on aurait pu comprendre cette décision s’il y avait un projet sérieux et urgent dont le chantier débuterait immédiatement. Ce n’est visiblement pas le cas puisque depuis bientôt deux (02) mois, les débris résultant du démantèlement des bars, restaurants et autres installations continuent de joncher la plage de Lomé.
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La situation est extrêmement alarmante quand on connait la manière de gestion de la chose publique dont Faure Gnassingbé a habitué les Togolais depuis plus de 20 ans. Le dictateur togolais ne s’intéresse qu’à son pouvoir et ses « affaires personnelles » pécuniaires au sommet du pays.
Les exemples de l’incapacité du régime Rpt/unir à doter le Togo d’infrastructures socioéconomiques sont légions. Il en est ainsi par exemple des marchés principaux de Lomé et de Kara, ravagés en janvier 2013 par des incendies. En 13 ans, Faure Gnassingbé n’a pu rétablir ces infrastructures vitales.
Une autre illustration est le cas d’un lycée emblématique de la capitale : le Lycée de 2 février fermé en septembre 2023 pour délitement de l’immeuble. Depuis 3 ans, cette infrastructure importante ne suscite aucune urgence dans le budget du gouvernement dont Faure Gnassingbé est devenu le 1er ministre.
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Lorsqu’on observe la passivité de Faure Gnassingbé et ses amis au pouvoir à l’égard de ces infrastructures vitales de la République, il est logique qu’on s’interroge sur le futur de la plage de Lomé. Il n’est d’ailleurs pas surabondant de rappeler l’état de l’Hôtel de la Paix, l’un des visages historiques de la plage de Lomé, laissé en totale désuétude et actuellement un repère de délinquance, notamment le trafic et la consommation de stupéfiants.
Dans un raisonnement parallèle qui est d’ailleurs confirmé par l’état actuel des espaces de la plage d’où ont été expulsés les opérateurs économiques, on peut conclure qu’une restauration ou un réaménagement de cette plage n’est pas dans l’agenda immédiat des autorités du pays.
Les dirigeants togolais ont donc libéralement opté de remplacer des activités commerciales, génératrices de revenus et utiles à la communauté par des activités délictuelles et criminelles qui sont en train de reprendre place à la plage de Lomé. Selon plusieurs témoignages recueillis, les réseaux de trafic se remettent place dans une zone qui est un terreau fertile de criminalité.
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Sur ces plages, où régnaient la vie et la gaieté il y a quelque mois, et fréquentables presque à toute heure de la journée, c’est désormais la désolation et la crainte d’être agressé dès que disparait la lueur du jour.