Home Politique Togo- Une 2e rencontre de l’opposition avec la presse interdite cet après-midi. Indignation

Togo- Une 2e rencontre de l’opposition avec la presse interdite cet après-midi. Indignation

by Dzigbodi Afi
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Prof Komi Wolou

L’adoption de la nouvelle constitution par des « députés illégitimes » suscite plusieurs réactions. Les voix s’élèvent pour dénoncer cette  « violation constitutionnelle »  orchestrée par le régime en place. L’imposition unilatérale de la nouvelle loi fondamentale togolaise est décriée de la classe politique d’opposition et de de la société civile. Mais visiblement, aucune opinion contraire ne semble être tolérée par le régime Gnassingbé.

En cette journée du 27 mars 2024, deux réunions de partis politiques de l’opposition ont été empêchées et dispersées par les forces de l’ordre. Les responsables politiques par ces rencontres, tenaient à faire savoir leur point de vue sur le changement de la constitution.

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Depuis le Projet de loi de changement de la constitution, les voix n’ont cessé de se lever pour le dénoncer. Malgré les contestations, l’Assemblée nationale a adopté la nouvelle constitution. Pourtant « je n’ai aucun doute possible sur ce sujet. Qu’il s’agisse de l’article 52  ou de l’article  59,  tout juriste sait qu’il y a violation manifeste de notre constitution » rassure le Prof Komi Wolou, juriste, Secrétaire national du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR).

Les mots pour qualifier cet acte posé par des parlementaires en fin de mandat ne tarissent pas.

« Coup d’état constitutionnel »,  « coup d’état contre la nation togolaise », « forfaiture », « mépris du peuple », « Défiance envers le peuple », a liste n’est pas exhaustive.

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 « C’est inacceptable. Et ce qui S’est passé ce matin, confirme la volonté du pouvoir d’empêcher tout système de contre-pouvoir. Depuis plusieurs mois, on empêche les partis d’opposition, les organisations de la société civile de s’exprimer. Je ne sais pas où on va. Mais c’est tout sauf de la démocratie », s’est offusqué le Prof David Dosseh des UST.

C’est le même son de cloche au parti Forces Démocratiques pour la République (FDR). « Nous devons tous nous indigner. Togolais, togolaises, indignons-nous », a invité Me Paul Dodji Apevon après l’intrusion des forces de l’ordre pour empêcher une conférence de presse de l’opposition cet après-midi.

Les contestations ne se tairont pas. « Quand on n’est pas d’accord, on dit non. Plusieurs actions sont prévues sur le plan national et international », a martelé le Prof Dosseh.

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Pour rappel, le lundi 25 mars 2024, les députés ont offert le pouvoir à vie à Faure Gnassingbé, avec déjà 19 ans au pouvoir. La nouvelle constitution adoptée confère désormais au Togo, le statut de régime parlementaire.

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